BCE: les achats d'obligations s'accélèrent

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La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué, ce lundi 29 novembre 2010, avoir acheté pour 1,348 milliard d'euros d'obligations publiques la semaine dernière, un montant quasiment doublé par rapport à la semaine précédente, sur fond de crise de la dette irlandaise.

Le montant des achats de dette publique, effectués par la BCE (Banque centrale européenne), a atteint 1,348 milliard d'euros, quasiment le double des 713 millions acquis la semaine précédente.

Cela montre qu'au "cours des deux dernières semaines, il n'y avait pas d'acheteurs pour les obligations des pays périphériques (ceux qui sont considérés comme les plus faibles de la zone euro, Grèce, Irlande, Portugal et Espagne, Italie, ndlr), et que le seul acheteur était la BCE", a commenté l'économiste d'ING Carsten Brzeski.

Au total, l'institution monétaire européenne a acheté pour 67 milliards d'euros depuis le début de ce programme inédit pour la BCE, lancé en mai, en pleine crise de la dette publique grecque, pour tenter de calmer les marchés obligataires.

"Toutefois, c'est une situation que la BCE n'aime pas vraiment (...) et je pense que les montants achetés vont baisser la semaine prochaine même si les tensions sont toujours présentes" sur les marchés obligataires après la mise en place du sauvetage de l'Irlande, a-t-il ajouté.

Ces tensions ont été illustrées lundi lors d'une importante émission de dette de l'Italie, qui a vu l'écart entre les taux italiens à dix ans et ceux de l'Allemagne, considérés comme la référence pour la zone euro, atteindre son plus haut niveau depuis 2000. Et ce alors même que l'Italie préoccupe moins les marchés que le Portugal ou l'Espagne.

Débattu au sein même de la BCE, le programme d'achats d'obligations est une pomme de discorde entre son président Jean-Claude Trichet, qui le perçoit comme un moyen de stabiliser les marchés financiers, et l'Allemand Axel Weber, qui craint qu'il n'incite les Etats à s'endetter davantage.

Le programme d'achat de titres de dette d'Etats a repris du service début novembre, après trois semaines d'inactivité, suite à la montée des inquiétudes sur l'Irlande, qui a eu pour effet de faire grimper les taux d'intérêts des obligations de ce pays mais aussi d'autres pays fragiles de la zone euro comme le Portugal, l'Espagne et la Grèce.

La BCE prévoit de le poursuivre cette semaine, selon un communiqué.

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