Capitalisations: top 10 exempt d'Européens

BP, qui appartenait encore au top 10 mondial il y a six mois, a chuté à la 49e place du classement mondial, et ne se classe plus que neuvième capitalisation boursière européenne.

Plus aucune entreprise européenne ne se hisse dans le top 10 mondial des capitalisations boursières, alors qu’il y a un peu plus d’un an, BP appartenaient encore à ce petit club très fermé. En cause : un recul beaucoup plus prononcé ces derniers mois sur les bourses européennes que sur les marchés américains et dans les pays émergents. Mais aussi et surtout, bien entendu, la chute spectaculaire de BP, qui a pesé sur l’ensemble des valeurs pétrolières.  BP, qui appartenait encore au top 10 mondial il y a six mois, a chuté à la 49e place du classement mondial, et ne se classe plus que neuvième capitalisation boursière européenne.

Depuis l’explosion de la plateforme exploitée par le groupe dans le golfe du Mexique, le 20 avril dernier, suivie d’une marée noire au large des côtes américaines, BP a perdu la moitié de sa valeur en bourse. Il ne pèse plus, aujourd’hui, que 92 milliards de dollars, et a donc réduit en fumée plus de 90 milliards de dollars. Il reste toutefois dans le top 10 européen, mais très loin derrière Royal Dutch Shell, qui limite la casse avec un recul sur six mois d’un peu plus de 8%, et clairement derrière Total, pourtant en nette perte de vitesse, puisqu’il a vu s’évaporer plus de 20% de sa capitalisation boursière en une demi -année.

Le premier au classement européen est un groupe dirigé par un Belge, puisqu’il s’agit du groupe Nestlé, qui affiche une capitalisation boursière de 164,20 milliards de dollars. Sa valeur boursière est en très légère progression sur ces six derniers mois, illustrant les qualités défensives du secteur agroalimentaire.

Il dépasse ainsi le groupe minier anglo-australien BHP Billiton, qui était fin 2009 la première capitalisation européenne, mais a perdu depuis plus de 15% de sa valeur.  A noter qu’un autre groupe minier anglo-australien, Rio Tinto, figure dans le top 10 des entreprises européennes.

Du côté des valeurs bancaires, HSBC reste la première banque, comme il y a six mois, malgré un environnement très difficile pour les valeurs bancaires. Alors qu’elles avaient été les grandes gagnantes du rebond des marchés en 2009, les banques ont été rattrapée par la dette grecque, puis par les craintes plus générales entourant les dettes des pays souverains, sans compter les incertitudes qui règnent encore quant aux nouvelles règles de régulation.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés