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Ce que vous devez savoir sur l'app boursière Bux

Nick Bortot, fondateur et CEO de l'app boursière Bux. ©rv

À partir de ce mardi, les Belges peuvent eux aussi télécharger l’app boursière Bux. Ce groupe de fintech néerlandais a déjà séduit 300.000 clients en Europe. Nous avons répertorié les avantages et les inconvénients de l'application.

Les avantages

Pour un ordre boursier ordinaire portant sur une action européenne, Bux Zero facture 1 euro, ce qui est encore moins cher que l’autre "discounter" néerlandais Degiro. Il est également possible de négocier gratuitement des actions européennes, mais uniquement à la clôture de la séance boursière, c’est-à-dire sans connaître à l’avance le prix que vous devrez débourser.

Le design de l’app devrait certainement séduire les jeunes. Chaque action est décrite de manière succincte, et avec un certain humour.

Les noms et l’évolution du cours des actions sont repris en caractères gras et en couleurs. Le design de l’app devrait certainement séduire les jeunes. Chaque action est décrite de manière succincte, et avec un certain humour: "Vous êtes-vous levé ce matin avec une gueule de bois? Dans ce cas, c’est peut-être la faute d’AB InBev." Ou, sur le tracker iShare EU Dividend Theme ETF: "Pour les investisseurs qui aiment recevoir tous les mois un beau petit pactole."

Bux a déjà gagné ses galons dans d’autres pays européens. Le groupe de fintech compte plus de 300.000 clients en Europe (âge moyen: 30 ans) et emploie 120 personnes réparties entre Londres et Amsterdam.

300.000
clients en Europe
Bux compte plus de 300.000 clients en Europe (âge moyen: 30 ans) et emploie 120 personnes réparties entre Londres et Amsterdam.

Les inconvénients

Vous pouvez investir via Bux dans des actions du Bel 20. Par ailleurs, l’app propose une sélection de grandes actions américaines, néerlandaises, autrichiennes et allemandes, ainsi que des trackers. Mais pour un investisseur averti, il est probable que les possibilités soient trop limitées, tant en ce qui concerne le nombre d’actions que d’instruments financiers.

Impossible pour un investisseur belge d’acheter des actions sans frais, car il doit payer une taxe boursière de 0,35%. Bux ne retiendra pas cette taxe boursière à la source, ce qui signifie que tous les trois mois, vous devrez vous-même introduire une déclaration et payer la taxe.

La paperasserie au niveau du fisc ne doit pas être sous-estimée. En réalité, il est impossible pour un investisseur belge d’acheter des actions sans frais, car il doit payer une taxe boursière de 0,35%. Bux ne retiendra pas cette taxe boursière à la source, ce qui signifie que tous les trois mois, vous devrez vous-même introduire une déclaration (via un formulaire spécifique) et payer la taxe.

Bux ne retient pas non plus le précompte mobilier sur les dividendes. Vous devrez également le payer via votre déclaration fiscale annuelle. En cas d’oubli ou d’erreur, vous serez considéré comme un fraudeur et vous devrez payer une amende. "Nous fournirons régulièrement des relevés à nos clients afin de leur faciliter la tâche. Il est également possible qu’à l’avenir, nous retenions cette taxe à la source. Tout dépendra de la demande", explique-t-on chez Bux.

Pour s’inscrire chez Bux Zero, les investisseurs doivent ouvrir un compte chez ABN Amro aux Pays-Bas, ce qui les obligera également à déclarer l’existence d’un compte à l’étranger au Point de Contact Central (PCC) et à cocher la case ad hoc sur leur déclaration fiscale annuelle. L’argent placé chez ABN Amro est couvert par la garantie néerlandaise.

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