Ces actions méprisées… mais pourtant rentables

Les actions qui bénéficient d’un maximum de recommandations favorables auprès des analystes… ne sont pas nécessairement celles qui performent le mieux depuis le début de cette année à Wall Street. Et vice-versa.

En décembre dernier, les valeurs industrielles dont les profits sont le moins liés à la croissance de l’économie, étaient celles qui jouissaient des faveurs des prévisionnistes, selon l’agence d’informations financières Bloomberg. Mal leur en a pris, car elles sont loin d’être celles qui satisfont le plus leurs actionnaires. Prenons, en exemple, le cas des titres de Coca-Cola et de Pfizer, qui étaient recommandés, il y six mois, par une très large majorité d’analystes. Et qui accusent à ce jour des pertes respectives de 8 % et 16 % depuis janvier. Sur cette période, le S & P 500 cède 0,4 %.

Par contre, les entreprises les plus dépendantes de la croissance économique ont été le plus souvent délaissées par les analystes. On retrouve dans cette catégorie des actions financières, de l’automobile ou encore de biens de consommation. Celles-ci ont progressé de 12 % en moyenne. Citons, pêle-mêle, la montée de 26 % de l’assureur AIG, de 14 % de Ford et de 22 % d’Eastman Kodak

 

La bonne affaire de Verizon

On aurait presque envie de tirer la conclusion que le meilleur type d’actions à détenir est celui pour lesquelles les avis d’analystes sont majoritairement négatifs. Il convient toutefois de nuancer. Car l’on pourrait ne pas être davantage gagnant à tous les coups.

En fait, l’idée avancée par le gestionnaire de fonds Bruce Berkowitz, nommé gestionnaire de la décennie en janvier par Morningstar, paraît intéressante. Ce gestionnaire suggère "d’acheter les actions les plus détestées par le marché, mais dont la société est profitable". Verizon Communications a réalisé une fort belle affaire en ayant racheté son concurrent MCI Communications à un prix inférieur au cash dont l’opérateur disposait à la banque. Pour Berkowitz, "investir est une question de comparaison entre le prix d’achat et le prix de revente, auquel on ajoutera les dividendes perçus et les sources potentielles de cash".

 

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