Demande soutenue dans l'immobilier

Trevi publie son indice trimestriel. Celui-ci n'a jamais été aussi haut. La société immobilière signale que les hausses ont été ressenties dans la totalité des segments du marché belge. Elle se réjouit que les banques assouplissent progressivement les conditions d’octroi de crédit.

L’indice Trevi s’établit au 1er octobre 2010 à un niveau de 109.53 soit quasi à son plus haut niveau depuis sa création en 2005. Voilà qui laisse perplexe, puisque ce mardi, le baromètre des notaires annonçait qu'au troisième trimestre, l'activité immobilière avait nettement ralenti par rapport au trimestre précédent. Sur base des compromis de vente enregistrés lors du trimestre écoulé, toutes les régions ont connu une baisse de l’activité: la Wallonie a perdu 5%, la Flandre quasi 6% et Bruxelles plus de 8%.Ces chiffres émanant des notaires contrastaient eux-mêmes avec ceux publiés la veille par l’Union Professionnelle du Crédit (UPC), montrant l’envolée des demandes de crédits hypothécaires. L’UPC avait en effet enregistré des hausses du nombre de demandes de crédits de respectivement 5,1%, 18,6% et 47,2% en juillet, août et septembre, par rapport aux mêmes mois de l’année précédente.

 

L'analyse de ce taux Trevi de 109.53 révèle que les hausses ont été ressenties dans la totalité des segments du marché avec une hausse plus marquée (6% en rythme annuel) le créneau des maisons inférieures à 300.000€ sur la région bruxelloise et sa grande périphérie et inférieures à 200.000€ pour le reste des provinces.

Rappelons que son point le plus élevé avait été observé en septembre 2007, 3 ans déjà ! Cet indice analyse le secteur résidentiel. Il sert de référence au prix moyen dans le marché belge. L'indice a été lancé en 2005 sur la base du chiffre 100. Il se base sur les prix de vente demandés. Il prend en compte les maisons, villas, appartements, immeubles de rapport et terrains, dans chacune des dix provinces et en tenant compte des m2.

Les terrains à bâtir dans les zones urbaines à forte densité sont au dessus de la moyenne avec une hausse de 3% en rythme annuel.

Par contre, les appartements des années 60, bâtis dans des copropriétés importantes et dans des quartiers à valeur plus faible, sont quasi stables sur le 3ème trimestre.

Financement

La deuxième observation à prendre en considération porte sur les conditions de financement. Trevi relève que les banques assouplissent progressivement les conditions d’octroi de crédit. "La quotité de 100% totalement impensable voici 6 mois redevient acceptable sous certaines conditions. Couplée à des taux historiquement bas, on ne peut que s’en réjouir. Il faut espérer que Bâle 3 qui oblige nos institutions bancaires à relever leur niveau de fonds propres, ne va pas enrayer cette belle mécanique", relève Eric Verlinden, administrateur délégué de Trevi, dans un communiqué.

La société immobilière constate un nombre croissant de transactions (+ 15% en rythme annuel). "Chaque mois qui passe, nous constatons une demande soutenue dans la quasi-totalité des segments du marché", selon Eric Verlinden.

Seul le haut de gamme reste encore pénalisé. "Les acquéreurs semblent encore attendre une hypothétique baisse et les vendeurs, eux, préfèrent attendre des jours meilleurs. Il est vrai que dans la catégorie supérieure à 1.000.000€ et plus, le besoin de vendre sera toujours plus relatif !"

Dns la tranche supérieure du marché, Trevi note que les investisseurs sont de retour, avec des transactions sur des montants de 2.300.000€ à 4.000.000€

 

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