Des bourses indécises, mais toujours scotchées à leur plus haut historique

©REUTERS

Le premier mois de l’année est sur le point de s’achever. Et il pourrait bien nous avoir donné une idée de ce à quoi les investisseurs devront s’attendre au fil des prochains mois.

La tentation de certains d’entre eux de prendre des bénéfices risquent fort de rendre les marchés boursiers irréguliers. On l’a encore vu au cours de la semaine écoulée. En particulier en Europe, où l’indice Stoxx 600 n’a cessé de jouer au yo-yo. Mais toujours, et il peut s’agir d’un élément rassurant, en ne s’éloignant guère beaucoup de ses plus hauts historiques. L’indice paneuropéen a établi un nouveau record durant la séance de vendredi, avant de réduire ses gains et terminer sur une petite baisse de 0,22% sur la semaine à 423,64 points. Depuis le début de l’année, il engrange un gain de 1,88%.

La Bourse de New York, qui n’avait pas ouvert ses portes lundi dernier en raison du "Martin Luther King Day", a connu une trajectoire identique. L’indice S&P 500 a reculé de 0,57% à 3.310,67 points. Il porte à 2,46% ses gains depuis le début de cette année. Notons que les petites capitalisations ne bénéficient pas d’autant de faveurs de la part des investisseurs. L’indice Russel 2000 limite son avance depuis le début de cette année à 0,11%.

Déprime des actions cycliques

On l’a écrit, prendre des bénéfices tente de plus en plus d’investisseurs. Les inquiétudes suscitées par la propagation de l’épidémie du coronavirus qui a fait 25 morts en Chine, leur en ont donné l’occasion. Mais elles ont surtout affecté, outre les actions de l’une ou l’autre compagnie aérienne comme Air France (-9,62%) et IAG (-7,45%), celles de sociétés qui réalisent une part non négligeable de leurs affaires dans ce pays. Rémy Cointreau pour qui la Chine compte pour 20% dans ses ventes a vu son action baisser de 15,72%, et LVMH de 5,18%. En 2018, l’Asie (hors Japon) a accaparé 23% des ventes de ce groupe de luxe.

Toutes ces valeurs ont pesé bien entendu sur l’orientation des indices nationaux. À Paris, le CAC 40 enregistre une baisse hebdomadaire de 1,25%. À Bruxelles, moins "exposé" à l’économie chinoise, le Bel 20 a limite sa baisse à 0,11%, à 4.002,84 points. De même, le DAX 30 à la Bourse de Francfort a gagné 0,37% à 13.576,68 points.

La remontée plus sensible qu’attendu du moral des investisseurs en Allemagne a contribué à ce bilan positif du DAX 30. L’indice ZEW est passé de 10,7 en décembre à 26,7 ce mois-ci. Par ailleurs, selon les PMI flash publiés à la veille de ce week-end en Europe, l’activité et la confiance des entreprises se sont légèrement améliorées chez nos voisins allemands. Le PMI composite des directeurs d’achats concocté par IHS Markit a atteint son plus haut niveau en cinq mois, à 51,1 en janvier.

Les indices boursiers nationaux auraient pu signer de meilleures prestations. Il aurait fallu pour cela que les actions des constructeurs automobiles (-3,86%) et des actions d’entreprises actives dans les matières premières (-3,25%) et le pétrole (-2,22%) notamment n’aient pas autant déprimé.

L'euro en repli après la BCE

Du côté des bourses émergentes, les pertes se sont montées à près de 2% en moyenne. La Bourse de Shanghai, qui a fermé ses portes jeudi soir pour une semaine en raison du Nouvel an chinois, accuse un repli de 3,17%.

Sur les autres marchés, l’euro s’est franchement orienté à la baisse concomitamment à la conférence de presse de la Banque centrale européenne jeudi. D’un vendredi à l’autre, la monnaie européenne se contracte de 0,60% à 1,1025 dollars.

Au rayon des matières premières enfin, le cours du baril de Brent s’est replié de 6,52% pour revenir à son niveau de la fin 2019 à 62 dollars, tandis que le prix de l’once de palladium connaît sa première baisse en 5 semaines. Il s’est replié de 3,03% à 2.422,59 dollars.

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