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Des chiffres et des lettres (suite)

Les gestionnaires sont tellement pessimistes que le fameux "bull and bear indicator" de la firme est tombé récemment à 0. ©AFP

Les gestionnaires de fonds internationaux sont pessimistes.

Le sondage mensuel réalisé auprès des gestionnaires internationaux par Bank of America montre une certaine différence de perception sur la forme que prendra la reprise économique (L’Echo du 15 avril).

Les plus optimistes misent sur le V, une chute très brusque suivie d’une reprise rapide. Mais selon le sondage, ils ne sont que 15% à miser sur une telle reprise

52%
.
Le pourcentage de gestionnaires misant sur une reprise en forme de U.

52% pensent que ce sera plutôt un U, ce qui signifie que le creux conjoncturel va durer plus longtemps que prévu. 22% optent le W, où après l’embellie, on retombe lourdement dans un creux.

7% pensent que ce sera un L, où après une brusque chute de l’économie succède une phase de stagnation. Et 3% misent sur une autre forme de reprise ou… une autre lettre de l’alphabet (un I comme le prévoit Nouriel Roubini?). Nous voilà bien avancés...

Une chose est sûre, les gestionnaires sont très pessimistes. Tellement pessimistes que le fameux " bull and bear indicator " de la firme est tombé récemment à 0, ce qui constitue l’indication d’un "pessimisme extrême" et... donc d’un signal d’achat en bourse. Bank of America pense dès lors que l’on pourrait connaître un dernier petit bout de "rally" haussier. Mais vers le niveau de 2.850-3.000 points pour l'indice S&P 500, il sera temps de prendre ses bénéfices. Cet indicateur était également tombé à 0 en juillet 2008, quelques semaines avant la faillite de Lehman Brothers... 

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