Des investisseurs belges touchés dans leurs finances

Le pessimisme est toujours de mise chez les investisseurs, selon le dernier baromètre d'ING. ©REUTERS

Selon le baromètre d'ING, six investisseurs sur dix estiment qu'il faudra attendre 2022 pour retrouver les niveaux de marchés d'avant le Covid-19.

Le dernier baromètre d'ING montre que les investisseurs belges sont devenus plus optimistes en avril. L'indice est revenu à 64 points, après être tombé en mars à 58, son plus bas historique. Il reste toutefois en-dessous du niveau de 100 points considéré comme neutre. Ce niveau tranche avec celui de l'indice Zew des investisseurs allemands, qui a rebondi à 51 points en mai, alors que les analystes s'attendaient à un chiffre de 32. En avril, cet indice s'élevait à 28. 

"L'avenir n'est guère plus encourageant: 62 % se disent encore pessimistes par rapport à l'économie et 74% sont d'avis qu'il faudra au moins attendre le quatrième trimestre de cette année pour observer d'éventuels premiers signes de reprise."
Peter Vanden Houte
Chef économiste d'ING Belgique

Détérioration des finances familiales

Les investisseurs belges ne se montrent pas très positifs en ce qui concerne l'économie. 83% des sondés déclarent avoir ressenti une détérioration du climat économique au cours des trois derniers mois, un degré de pessimisme qui n'avait plus été atteint depuis décembre 2008. Par ailleurs, 44% des sondés signalent une dégradation de leurs finances familiales ces derniers mois, ce qui correspond au pic qui avait été enregistré en octobre 2011, note ING. 

Au niveau de la consommation, 37% des personnes interrogées disent avoir nettement réduit leurs dépenses dans les magasins en un mois. En outre, 23% envisagent de passer davantage par internet à l'avenir, alors que 14% affirment qu'ils reprendront leurs habitudes d'avant la crise pour leurs achats en ligne.

Plus de la moitié des investisseurs sondés disent attendre un nouveau recul de la bourse. Six investisseurs sur dix estiment qu'il faudra attendre 2022 pour retrouver les niveaux observés sur les marchés avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19.

Des gérants de fonds aussi sceptiques

La plupart des gestionnaires de fonds interrogés par Bank of America pour son sondage mensuel restent sceptiques quant à la durabilité des gains boursiers et ne s'attendent pas à une reprise économique rapide de la crise des coronavirus.

Dans le sondage mené du 7 au 14 mai, 68% des investisseurs ont qualifié le rebond des actions de rallye baissier ou de rebond rapide et à court terme des actions avant qu'elles ne tombent à de nouveaux plus bas. Un quart seulement pense que les actions sont entrées dans un nouveau marché haussier. Seulement 10% des gestionnaires de fonds interrogés s'attendent à ce que la reprise économique soit en forme de V, ou rapide et forte, contrairement à 75% qui prédisent un rebond en U ou en W qui prendra plus de temps.

Du côté positif, les prévisions de croissance mondiale ont bondi en mai, 38% des gestionnaires de fonds prévoyant que l'économie mondiale se renforcerait au cours des 12 prochains mois, selon l'enquête BofA. Dans le même temps, les investisseurs ne voient pas le PMI manufacturier mondial dépasser 50 (le niveau qui signale l'expansion) avant novembre.

 

 

La plupart des gestionnaires de fonds interrogés par Bank of America pour son sondage mensuel restent sceptiques quant à la durabilité des gains et ne s'attendent pas à une reprise économique rapide de la crise des coronavirus.

Dans le sondage du 7 au 14 mai, 68% des investisseurs ont qualifié le rebond des actions de rallye baissier ou de rebond rapide et à court terme des actions avant qu'elles ne tombent à de nouveaux plus bas. Un quart seulement pense que les actions sont entrées dans un nouveau marché haussier. Seulement 10% des gestionnaires de fonds interrogés s'attendent à ce que la reprise économique soit en forme de V, ou rapide et forte, contrairement à 75% qui prédisent un rebond en U ou en W qui prendra plus de temps.

Du côté positif, les prévisions de croissance mondiale ont bondi en mai, 38% des gestionnaires de fonds prévoyant que l'économie mondiale se renforcerait au cours des 12 prochains mois, selon l'enquête BofA. Dans le même temps, les investisseurs ne voient pas le PMI manufacturier mondial dépasser 50 - le niveau qui signale l'expansion - avant novembre.

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