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Des marchés européens en pleine confusion

Les principaux indices européens ont terminé en ordre dispersé, dans un marché partagé entre les espoirs d'un nouveau coup de pouce de la Fed à l'économie américaine et les inquiétudes persistantes sur la dette publique en zone euro.

Apès avoir passé l'essentiel de la matinée à dériver sans tendance claire, les principaux indices européens ont pointé en légère baisse, puis en hausse relative. Bref, volatilité et prudence se sont imposées aux investisseurs alors que les ministres des Finances de la zone euro convergeaient vers Bruxelles pour trouver une solution à la crise de la dette souveraine en particulier, à l'hétérogénéité budgétaire européenne en générale.

La santé des pays fragiles de la zone euro, Espagne et Portugal notamment, ainsi que les moyens dont dispose l'Union européenne pour les aider continuent à être au centre des préoccupations des investisseurs. "Les investisseurs sont gênés par la confusion du discours du côté des dirigeants européens et attendent donc les grands argentiers européens", a commenté Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse. "Cependant, on est dans une situation où il peu probable que les ministres se mettent d'accord. Le sujet est trop vaste, trop important et les avis trop divergents", a-til ajouté.

L'annonce d'un abaissement par l'agence de notation Moody's de la note souveraine de la Hongrie (hors zone euro), a également pesé sur les inquiétudes des investisseurs. Moody's a annoncé lundi avoir abaissé de deux crans la note souveraine de la Hongrie, à Baa3 contre Baa1, en raison d'"inquiétudes croissantes" sur la situation budgétaire à moyen et long terme, qui pourraient conduire à une nouvelle dégradation.

Par ailleurs, les propos du Président de la Fed, Ben Bernanke, laissant entendre que les Etats-Unis auraient besoin de mesures supplémentaires de soutien alimentent l'inquiétude en Europe.

Il est "certainement possible" que la banque centrale des Etats-Unis (Fed) décide d'en faire plus pour lutter contre le chômage, a affirmé dimanche son président Ben Bernanke lors d'un entretien télévisé. "C'est certainement possible", a indiqué M. Bernanke, interrogé par la chaîne américaine CBS sur l'éventualité que la Fed injecte dans le système financier davantage que les 600 milliards de dollars prévus pour la période entre novembre et juin. "Cela dépend de l'efficacité du programme. Cela dépend de l'inflation. Et au final cela dépend de ce à quoi ressemblera l'économie", a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, l'indice DJ Stoxx 600 n'a grappillé que 0,16 % à 271,38 points. Les valeurs financières étaient une fois de plus malmenées alors que les investisseurs attendent les conclusions de l'Ecofin. Au vu de leur indice Stoxx 600 de référence, le compartiment des valeurs liées aux banques a perdu près d'1% et celui des actions liés à l'assurance, près de 0,5 %. Le marché a spéculé sur le lancement de mesures plus radicales pour enrayer la crise des déficits publics en zone euro, comme l'émission d'emprunts obligataires européens ou une augmentation du volume du fonds de secours déjà mis en place.

A la Bourse de Paris, le CAC 40 est resté relativement stable (-0,04 % à 3.749,23 points) après une journée sans relief statistique.

À la Bourse de Francfort, le Dax a fini en très légère hausse (+0,10 % à 6.954,38 points)  après une séance très indécise.


À la Bourse de Londres, le Foostie a terminé en légère hausse lundi (+0,43 % à 5.770,28 points), dans un marché calme et attentiste.Particularité de cette séance, les valeurs de certains secteurs ont évolué de manière très contrastée. Ainsi, pour les minières: à la hausse pour Xstrata (+3,38% à 1.437 pence) et Cairn Energy (+2,56% à 408 pence), mais en nette baisse pour Randgold (-2,40% à 5.885 pence) ou Vedanta (-2,24% à 2.143 pence).

La valeur vedette de la journée a sans conteste été le fabricant de billets de banques De La Rue, qui a gagné 26,06% à 816,22 pence après l'annonce d'une offre de rachat par son concurrent français Oberthur valorisant l'action à 905 pence. Le britannique a jugé le prix insuffisant et le marché mise désormais sur une surenchère.

À la Bourse d’Amsterdam, l’AEX a terminé sur un gain à peine significatif (+0,04 % à 324,34 points).

A Bruxelles, l'indice Bel 20 a rétrogradé de 0,14 % à 2.611,41 points. Sur les vingt valeurs composant l'indice, Ageas a cédé 3,02 % à 1,89 euro et AvH s’est déprécié de 2,11 % à 60,28 euros. Dans le sillage négatif des bancaires, KBC et Dexia ont perdu plus de 1% (respectivement -1,41 % à 29,08 euros et -1,01 % à 2,95 euros).

Telenet a terminé à la tête des hausses de l'indice bruxellois (+ 2,89 %) mais a surtout enregistré un record absolu à 30,27 euros. Signe de l'engouement des investisseurs, le volume d'échanges vaut presque le double de la moyenne annuelle (461.015 transactions en une journée, contre 259.345 sur 12 mois).

Umicore (+2,20 %) a atteint un nouveau sommet (39,88 euros), bénéficiant d’un effet d’aspiration sectorielle des matières premières et d’une révision à la hausse de son objectif de cours  par les analystes de Goldman Sachs. Bekaert a bondi de 2,09% à 81,22 euros. L’obligation de 100 millions d’euros que voulait lever le tréfileur a été clôturée anticipativement.

Sur le marché élargi, Galapagos a progressé de 3,4% dans un volume de près de 290.000 titres, soit quatre fois plus que d'habitude. Thrombogenics s'est redressée de 1,2% après avoir réussi son placement d'actions privé vendredi. Ici aussi les volumes sont supérieurs à la moyenne. Wereldhave était en recul de 0,01 % à 66,94 euros. L'entreprise va procéder à l'acquisition du portefeuille immobilier d'ING Red.


AGENDA

ZONE EURO
- Bruxelles: réunion des ministres des Finances de la zone euro (17h00)
- Bruxelles: réunion des ministres européens des Affaires sociales et de l’Emploi

GRANDE-BRETAGNE
Les immatriculations de voitures neuves au Royaume-Uni ont chuté de 11,5% en novembre, mais à un rythme inférieur aux attentes et plus faible qu'au mois précédent, selon des données publiées lundi par l'Association des constructeurs automobiles britanniques, la SMMT.



VALEURS

DEXIA
- Les négociations sociales portant sur le troisième volet du plan de restructuration commenceront vendredi prochain.

VGP
- VGP négocie avec le fonds d'investissements European Property Investors Special Opportunities, L.P. (EPISO) la vente de 80% de ses participations dans sa filiale tchèque VGP CZ. La transaction, qui est évaluée à 300 millions d'euros, devrait permettre à EPISO d'endosser le rôle de partenaire financier pour 6 des 9 projets de VGP, principalement dans la région de Prague.
- Après la transaction, qui devrait se clore au premier trimestre 2011, VGP continuera d'assurer le rôle de manager opérationnel pour ces différents projets.

WERELDHAVE
- La sicafi Wereldhave Belgium a un accord avec ING Real Estate Development concernant l’acquisition de la plus grande partie du portefeuille de développement belge d’ING.
Par cette acquisition, Wereldhave Belgium estime devenir "un joueur primaire sur le marché commercial belge".

BANIMMO
- Banimmo a conclu ce vendredi 3 décembre une nouvelle acquisition dans le segment des commerces en France. L’acquisition porte sur deux lots totalisant 12.000 m² au sein d’un centre commercial en Ile-de-France. Ce centre Art de Vivre est situé à Eragny, le long de l’autoroute A15 à l’ouest de Paris et totalise 42.000 m². Il se situe sur un axe très fréquenté et regroupe près de 45 enseignes dont les plus connues sont Planet saturn, Toys’R, Sport 2000, Marionnaud, Sephora, Castorama, ...
- Le coût global d’acquisition est de 12 600 000 euros. Le rendement acte en main sur cette acquisition s’élève à 11,5% et l’opération génèrera un revenu récurrent de 1,450 million d'euros.
Banimmo conclut ainsi son programme d’investissement pour l’année 2010 et a pratiquement atteint son objectif de 100 millions d'euros, après une année 2009 plutôt marquée par des ventes.

THROMBOGENICS
- L'entreprise biotechnologique louvaniste Thrombogenics a levé 56 millions d'euros via un placement privé de nouvelles actions. Le prix d'émission des nouvelles actions a été fixé à 19 euros par titre, soit 2 % moins cher que le cours de clôture de jeudi soir. L'opération s'est traduite par l'émission de 2,9 millions de nouvelles actions. Les investisseurs américains représentent l'essentiel des souscripteurs.

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