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Des résultats et une BCE rassurante sauvent les actions

Selon Christine Lagarde, présidente de la BCE, la reprise économique est sur les rails. ©EPA

Après un lundi catastrophique, les marchés d'actions ont remonté la pente grâce à des résultats d'entreprises encourageants et une BCE toujours conciliante. L'euro, lui, a légèrement reculé.

Les marchés d'actions ont connu un démarrage poussif pour terminer sur une forte progression cette semaine. Lundi, les craintes autour du variant delta du Covid-19 ont dominé chez les investisseurs. Mais les résultats d'entreprises et une Banque centrale européenne (BCE) conciliante ont permis ensuite aux indices boursiers de se redresser. Le Stoxx 600 a grimpé de 1,49% d'un vendredi à l'autre.

Le secteur des services financiers s'est démarqué avec une progression hebdomadaire de 4,61%. Au sein du compartiment, plusieurs sociétés qui ont publié leurs résultats trimestriels ont été applaudies par les investisseurs, à l'image de EQT Partners, un fonds d'investissement suédois. Le cours de l'action a décollé de 19,73% après les chiffres de l'entreprise, qui ont battu les attentes du marché.

"Les actions ASML sont chères, mais elles reflètent l'exceptionnelle position de la société."
Stéphane Houri
Analyste chez Oddo

Le secteur technologique européen s'est aussi fait remarquer avec un bond de 2,72% sur la semaine. Les résultats d'ASML ont porté le titre (+8,4% d'un vendredi à l'autre) et ont été jugés solides par les analystes. Le groupe a relevé ses prévisions et annoncé un programme de rachat d'actions. Chez Oddo, l'analyste Stéphane Houri a souligné qu'ASML "continue d'être porté par un momentum explosif". "Les actions ASML sont chères, mais elles reflètent l'exceptionnelle position de la société", ajoute-t-il. Les autres fabricants de puces électroniques, comme BE Semiconductor (+7,38%), Nordic Semiconductors (+7,79%) et ASM (+7,75%) ont profité du bond d'ASML. Pourtant, aux États-Unis, Texas Instruments aurait pu enrayer la progression des titres européens du secteur. Les ventes de la société ont déçu le marché, alors que les investisseurs s'inquiètent de la hausse dans les récentes commandes, qui résulteraient en partie d'achats panique des clients. Mais en Europe, l'impact n'a pas été ressenti.

En revanche, au sein du secteur technologique, SAP a chuté de 6,11% après des résultats décevants. La société a relevé ses prévisions de bénéfices, mais pas suffisamment pour les analystes.

La semaine prochaine, d'autres grands noms du secteur technologique publieront leurs résultats. Les investisseurs attendent les chiffres de BE Semiconductor, STMicroelectronics et AMS. De quoi encore provoquer des remous au sein du compartiment.

Les cours du pétrole à l'équilibre

Sur le marché de l'énergie, les cours du pétrole ont terminé la semaine sur un quasi-statu quo au terme de séances volatiles. Le baril de Brent a fini ce vendredi à 73,69 USD. Lundi, les prix de l'or noir avaient lourdement chuté suite à l'accord des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs dix alliés via l'accord d'un relèvement graduel de la production jusqu'en septembre 2022. L'accord prévoit que l'ensemble du groupe Opep+ augmente sa production de 400.000 barils par jour chaque mois à partir d'août.

"La remontée des prix pétroliers tout au long de la semaine montre que l'accord de l'Opep+ est bien à même de soutenir les prix, du moins à court et moyen terme."
Eugen Weinberg
Analyste chez Commerzbank

Les cours du pétrole sont ensuite remontés tout au long de la semaine. "La remontée des prix pétroliers tout au long de la semaine montre que l'accord de l'Opep+ est bien à même de soutenir les prix, du moins à court et moyen terme", a expliqué Eugen Weinberg, analyste chez Commerzbank. "Cette augmentation mesurée de la production maintient la tension sur l'offre et l'accord, même tardif, souligne l'unité du cartel" , a-t-il ajouté.

Le secteur de l'énergie a lui terminé en recul d'un vendredi à l'autre (-0,97%). Au sein du compartiment, Scatec a pesé sur le secteur avec ses résultats en dessous des attentes du marché. Sur la semaine, le titre a dégringolé de 12,4%.

Turbulences sur le Bund

-0,44%
Le rendement du Bund allemand à dix ans est tombé à un très faible niveau avant de se reprendre.

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans est revenu à -0,42% après être descendu jusqu'à -0,44% mardi avant la réunion de la Banque centrale européenne. "Le mouvement est allé trop loin", a constaté Jan von Gerich, analyste en chef chez Nordea. "Les marchés ont tendance à faire cela, mais il est dangereux de dire que c'est fini pour le moment jusqu'à ce que nous voyions davantage de stabilisation" ajoute-t-il.

Le rendement du Bund allemand à dix ans a aussi reculé après la BCE. Sans surprise, cette dernière a confirmé le caractère expansionniste de sa politique monétaire, en accord avec la récente révision de sa cible d'inflation. "Il y a eu une certaine déception du fait de l'absence de détail sur le programme d'achats d'urgence en cas de pandémie mais la perception générale est que la forward guidance était du côté des colombes, d'où la réaction du marché jeudi", a noté Daniel Lenz, analyste chez DZ Bank.

L'euro a reculé face au dollar sur la semaine (-0,38% à 1,,176 USD). La devise européenne avait chuté face au billet vert suite à la réunion de la Banque centrale européenne. "La BCE reste parmi les banques centrales qui vont attendre le plus longtemps pour resserrer leur politique monétaire", estime Derek Halpenny, analyste chez MUFG. La perspective a pesé sur la monnaie européenne.

L'euro pourrait encore s'affaiblir "plus tard dans l'année, quand la perspective d'une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine approchera", prévoit Kit Juckes, analyste chez Société Générale.

Le résumé

  • Les marchés d'actions ont terminé en forte progression, tirés par les résultats de sociétés.
  • Le secteur technologique a brillé grâce à ASML qui a battu les attentes des analystes et relevé ses prévisions de ventes.
  • Les cours du pétrole ont remonté leur dégringolade de lundi suite à l'accord de l'Opep.
  • La BCE a provoqué une baisse de l'euro et des rendements obligataires européens.

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