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Discrète mais puissante

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La discrète Abigail Johnson (Fidelity) est une des femmes les plus puissantes de la finance américaine.

Abigail Johnson, 59 ans, poursuit son petit bonhomme de chemin en tant que présidente et CEO de Fidelity Investments. Dans un contexte qui a été porteur pour la bourse américaine, avec l’arrivée de nouveaux investisseurs, la firme de Boston a annoncé, cette semaine, un profit opérationnel record de 7,2 milliards de dollars en 2020, en hausse de 4,6%. À la fin 2020, Fidelity comptait  26 millions de comptes "retail", une hausse de 17% par rapport à l’année précédente.

Abigail Johnson détient 24,5% de Fidelity. Sa fortune est évaluée à 15 milliards de dollars.

Fidelity, c’est avant tout une affaire de famille. La firme a été fondée en 1946 par le grand-père d'Abigail, Edward C. Johnson II, auquel a ensuite succédé Edward C. "Ned" Johnson III.
Abigail, qui a gravi les différents échelons chez Fidelity, a ensuite pris la relève de son père.

Si la firme est surtout réputée pour sa gestion active en matière de fonds de placement (avec un certain Peter Lynch comme figure de proue), elle a dû s’adapter au contexte boursier, en se diversifiant dans les fonds indexés (ETF). Afin de toucher une clientèle plus jeune, Abigail Johnson a aussi lancé  Fidelity Digital Assets, une entité consacrée aux cryptomonnaies, dont le bitcoin.

Cette diplômée de la Harvard Business School est considérée comme une personne relativement discrète. Il n'en reste pas moins qu'elle est une des femmes les plus puissantes aux États-Unis. Sa fortune est évaluée à 15 milliards de dollars (elle détient 24,5% de Fidelity).

Contrairement à certains de ses concurrents, Fidelity a toujours préféré croître de façon lente et organique. Les observateurs soulignent que cela ne plairait pas aux investisseurs si la société était cotée à Wall Street. Ce qu'elle n'est pas, discrétion oblige...

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