Du potentiel dans les bancaires européennes

Les actions européennes continuent d’avoir beaucoup d’attrait, selon ING, surtout les valeurs financières. ©Kristof Vadino

Les analystes d'ING Belgique estiment que la reprise est bien engagée et que l'impact de l'inflation restera modéré. Un environnement qui pourrait favoriser les valeurs bancaires.

À l’occasion de la présentation des perspectives macroéconomiques pour le second semestre 2021, l'Économiste en chef d'ING Belgique Peter Vanden Houte se veut optimiste. "Les indicateurs pointent vers une activité très dynamique aux États-Unis et en Europe avec des entreprises qui sont en train de reconstituer leurs stocks." Il s’attend, dans le même temps, à ce que les particuliers activent une partie de l’épargne accumulée durant les divers confinements, avec un impact des faillites qui devrait finalement être moins important que prévu. Mais il faudra rester attentif aux évolutions relatives aux nouvelles variantes du coronavirus durant les prochains mois.

"Les indicateurs pointent vers une activité très dynamique aux États-Unis et en Europe avec des entreprises qui sont en train de reconstituer leurs stocks."
Peter Vanden Houte
Économiste en chef d'ING Belgique

Au niveau de l’inflation, il souligne toutefois qu’une grande partie de la hausse des prix est aujourd’hui liée à la normalisation des cours pétroliers. "Les entreprises soulignent la hausse des cours de certains composants, qui sont susceptibles de se traduire par une hausse des prix de vente dans le futur. Nous ne pensons toutefois pas que la hausse des cours pour les métaux industriels est soutenable, dans un contexte où la Chine va resserrer sa politique du crédit et freiner sa croissance."

Il s’attend dès lors à un maintien des taux longs vers des niveaux qui resteront gérables, avec des taux obligataires qui vont rester bas même si la Réserve fédérale devrait commencer à réduire ses achats d’actifs dès 2022, avec un premier relèvement de son taux directeur qui pourrait intervenir en 2023. "En Europe, la normalisation prendra encore plus de temps."

Opportunités

Le stratégiste d'ING Belgique Steven Vandepitte estime quant à lui que la sous-performance des actions de croissance pourrait se poursuivre dans l'environnement actuel, avec des actions "value" qui restent relativement attractives dans un contexte d’accélération macroéconomique. "Les actions européennes continuent d’avoir beaucoup d’attrait, et plus particulièrement les valeurs financières dont la valorisation reste très fortement décotée."

"Les actions européennes continuent d’avoir beaucoup d’attrait, et plus particulièrement les valeurs financières dont la valorisation reste très fortement décotée."
Steven Vandepitte
Stratégiste d'ING Belgique

À moyen terme, lorsque la thématique de la croissance s’atténuera, il s’attend à ce que les valeurs de qualité (consommation, industrie) retrouvent des couleurs. "Les sociétés qui distribuent des dividendes attractifs vont également faire leur retour, de même que celles qui rachètent leurs actions. À l’inverse, nous pensons qu’il est aujourd’hui trop tard pour se positionner sur les petites capitalisations et les pures valeurs cycliques, qui sont devenues très chères par rapport à leur moyenne historique."

Le résumé

  • Quelle croissance faut-il attendre ? ING s’attend à une croissance de 4,5% en Belgique pour 2021, et de 3% en 2022.
  • Quels secteurs et thématiques faut-il privilégier ? Les actions "value" restent attractives, et donc les banques européennes sont à privilégier.
  • Faut-il craindre l’inflation ? L’impact devrait rester modéré, avec des taux obligataires qui vont rester sous pression. 

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