"Ed, le bull" est de retour

©Bloomberg

Quand le marché est chahuté, les journalistes américains appellent Ed Yardeni.

"Ed, le bull", c’est presque le nom d’une célèbre boisson énergisante. Oui, Edward Yardeni est ce que l’on peut appeler un taureau (bull), un optimiste pour la bourse américaine. Considéré comme un vétéran de Wall Street – il affiche plus de 40 ans d'expérience sur les marchés –, il est aujourd’hui à la tête de sa propre société Yardeni Research après avoir travaillé à la Federal Reserve, chez Prudential et Deutsche Bank aux USA.

Il avait pronostiqué que si le marché haussier continuait à s'emballer, et si les 3.500 points pour le S&P 500 étaient trop rapidement atteints, un retournement n'était nullement à écarter. Une correction est donc la bienvenue, selon lui. Elle pourrait même aller de 10 à 15%. Mais ce ne serait pas catastrophique.

"Une correction boursière est la bienvenue. "
Ed Yardeni
Yardeni Research

Il dit espérer que d'autres actions que les technologiques pourront se mettre en valeur, notamment les financières. Mais cela ne signifie nullement que les techs sont à enterrer. Bien au contraire.

Le mois dernier, sur son blog, il nous rappelait que la Première guerre mondiale a été suivie par la pandémie de grippe espagnole en 1918, qui a infecté quelque 500 millions de personnes et en a tué 50 millions. Etant donné que la population mondiale était de 1,8 milliard, cela implique un taux d’infection de 28% et un taux de mortalité de presque 3%. Aujourd'hui, la population est de 7,5 milliards. Et on dénombre 28 millions de cas et 900.000 morts dans le monde. Loin des chiffres de 1918.

La bonne nouvelle, dit-il, est que les mauvaises nouvelles de la pandémie de 1918 avaient été suivies par les fameuses "Roaring Twenties", les rugissantes années 1920. Il n'exclut pas une sorte de "remake" dans les années 2020 grâce à la technologie. On vous le dit, cet homme est un redoutable optimiste.

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