Elle est loin l'ombre du krach des dot.com de 2000

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Le secteur technologique affiche une croissance rapide des chiffres d’affaires, de quoi tempérer le sentiment que les sociétés de nouvelles technologies sont chères, explique-t-on chez Pictet.

Dans l’univers des fonds technologiques, Pictet-Digital affiche une des meilleures performances sur les cinq dernières années, avec une progression annualisée supérieure à 19%. C’est un des plus importants succès du gestionnaire suisse depuis son lancement en 2008, avec plus de 1,5 milliard de dollars en actifs sous gestion.

Dans ce secteur, c’est la croissance rapide des chiffres d’affaires qui soutient les niveaux actuels des valorisations.

Croissance

"Notre stratégie vise les sociétés technologiques en forte croissance avec une forte rentabilité. Nous serons davantage exposés à la nouvelle technologie (Priceline, Tencent, Facebook, Google, etc.)", souligne Alexandre Mouthon, Senior Product Specialist. "À ce titre, il est erroné de dire que ces sociétés sont chères, en particulier si nous prenons en compte la croissance attendue de leur chiffre d’affaires, et si nous considérons les investissements qui sont quatre fois plus élevés que dans la Old Tech (IBM, Intel, Cisco, etc.) en pourcentage du chiffre d’affaires."

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"À l’heure actuelle, nous sommes à l’aise avec le niveau de risque qui accompagne la valorisation des valeurs technologiques." Le portefeuille aura une forte coloration américaine, mais les plus grandes pondérations du portefeuille seront limitées à 4% des actifs sous gestion afin de permettre aux petites et moyennes capitalisations d’avoir un impact sur la performance de la stratégie.

"Sociétés rentables"

"Nous sommes à l’aise avec le niveau de risque qui accompagne la valorisation des technologiques."
Alexandre Mouthon
Senior Product Specialist chez Pictet

Alexandre Mouthon souligne également que la situation actuelle est loin d’être comparable à celle qui prévalait avant le krach des dot.coms en 2000. "À l’époque, l’infrastructure digitale n’était tout simplement pas en place. Une grande majorité des sociétés sont aujourd’hui rentables, ce qui était loin d’être le cas en 2000. De même, les attentes du marché sont nettement moins irréalistes qu’à l’époque. Nous n’investissons d’ailleurs pas dans des sociétés qui n’ont pas un historique de rentabilité, à moins d’être convaincu que la sortie du rouge est imminente."

Ce qui explique également que Pictet-Digital ne participe généralement pas aux grandes introductions en Bourse qui se déroulent ponctuellement dans le secteur technologique. "Ces opérations se déroulent généralement pour des sociétés dont l’endettement est élevé, avec un prix d’introduction beaucoup trop élevé, ce qui explique leur performance souvent décevante une fois que ces sociétés arrivent sur le marché", souligne encore Alexandre Mouthon.

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