Euronext vise des rachats de 1 à 2 milliards d'euros

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Euronext, le groupe qui gère les Bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, a indiqué vouloir accélérer les acquisitions dans les trois prochaines années.

Euronext, le groupe qui rassemble les Bourses de Bruxelles, Paris, Amsterdam, Lisbonne, Dublin et Oslo, a présenté jeudi ses ambitions pour les trois prochaines années, placées sur le signe de la croissance. Lors d’une conférence de presse organisée à Paris, Stéphane Boujnah, CEO de la société, a indiqué que son groupe vise une marge de bénéfice d’exploitation supérieure à 60% d’ici 2020, contre 57% actuellement, pour toutes les Bourses sous la bannière Euronext. "Actuellement, Dublin et Oslo doivent consentir à un sérieux effort, car quand nous les avons rachetées, leur marge de bénéfice d’exploitation s’élevaient à 30% et 45-48% respectivement", a-t-il souligné.

Mais Stéphane Boujnah a aussi rappelé que l’acquisition récente de la Bourse d’Oslo, au nez et à la barbe de son concurrent Nasdaq OMX, va "permettre l’expansion d’Euronext dans les pays scandinaves". Il n’a pas précisé s’il voulait acquérir une autre Bourse dans la région, dominée par Nasdaq OMX, indiquant seulement que le groupe veut encourager des sociétés scandinaves à venir se faire coter sur les marchés d’Euronext, à partir de la Bourse d’Oslo.

Il a cité l’exemple de Marel, une société islandaise spécialisée dans la pêche, qui s’est introduite en juin de cette année sur la Bourse d’Amsterdam alors qu’elle est déjà cotée sur Nasdaq OMX Iceland. "Euronext veut se positionner comme un acteur proche du monde du private equity. Nous pouvons être un partenaire important du private equity", a-t-il affirmé, alors qu’il constate que de plus en plus de sociétés demandent un financement direct.

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"Euronext veut accélérer les acquisitions dans les trois prochaines années."
Stéphane boujnah
CEO D’Euronext

En revanche, Stéphane Boujnah a déclaré qu’Euronext veut "accélérer les acquisitions durant les trois prochaines années", après les récents rachats de la Bourse de Dublin et de celle d’Oslo. Giorgio Modica, le directeur financier d’Euronext, a souligné durant la conférence que le groupe dispose de plusieurs millions d’euros de cash dans son bilan que celui-ci pourrait consacrer à des acquisitions. Mais il a ajouté qu’en faisant appel aux marchés de capitaux, la société pourrait financer une acquisition de "plusieurs milliards d’euros, allant de 1 à 2 milliards d’euros", ce qui exclut des grandes Bourses comme le London Stock Exchange ou Deutsche Borse comme cible.

… ou être racheté?

Mais avec une capitalisation boursière de 5,2 milliards d’euros, Euronext n’est pas non plus à l’abri d’un rachat. Bien que, comme l’a souligné Stéphane Boujnah, "en 2014, notre capitalisation boursière atteignait 1,2 milliard d’euros, nous étions beaucoup plus à risque d’un rachat".

Il n’a pas exclu s’intéresser à une firme semblable à la société de données de marchés Refinitv, que vient de racheter le London Stock Exchange. "Si nous trouvons un actif qui nous permet de transformer notre modèle, nous le ferons", a-t-il indiqué. Il a cependant souligné que le groupe veut conserver sa note de crédit et sa perspective stable, ce qui devrait l’empêcher de financer un rachat trop cher. Il a choisi d’annoncer cette stratégie après la clôture des marchés d’actions européens.

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