Excellent troisième trimestre mais moins bon mois de septembre du Bel 20

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La Bourse de Bruxelles a bien progressé en septembre mais moins que la plupart des places financières. Alors que les grands indices européens (EuroStoxx 50, Cac 40, Dax) ont gagné plus de 4%, le Bel 20 doit se contenter d’une progression mensuelle de 3,35%, qui lui a néanmoins permis de retrouver le seuil symbolique des 4.000 points.

Dans l’ensemble, le marché boursier belge a lui aussi profité de la conjoncture économique au beau fixe et des espoirs de gains des entreprises au cours des prochains mois. Mais l’indice vedette de la Bourse de Bruxelles n’est pas parvenu à capter autant que les autres l’enthousiasme des investisseurs. Et pour cause, on trouve parmi ses composants plusieurs valeurs au profil plutôt défensif qui ont moins progressé que la moyenne.

Les investisseurs belges n’ont néanmoins pas à se plaindre, pour deux raisons. D’une part, au cours du troisième trimestre, où les mois de juillet et août ont été compliqués pour les actions, le Bel 20  a au contraire tiré profit de son profil défensif, ce qui lui permet d’afficher une hausse trimestrielle de 5,91%, supérieure à celle des grands indices européens. D’autre part, il y a tout de même de belles performances en septembre au sein de l’indice belge.

Galapagos est l’incontestable vedette du Bel 20 au troisième trimestre où la biotech a gagné 28,91%. Sa progression de septembre est également significative: + 11,54%.

L’engouement pour cette action remonte au 10 août, jour où la société biotechnologique a annoncé des résultats jugés prometteurs à l’issue d’une étude clinique mettant à l’essai son traitement contre la fibrose pulmonaire idiopathique, une maladie contre laquelle il n’existe actuellement aucun remède.

Galapagos doit encore mener des tests à plus grande échelle avant d’entrevoir une potentielle autorisation des régulateurs en vue d’une commercialisation du traitement, ce qui prendra du temps, mais les investisseurs ont parié sur le titre.

S’agissant des valeurs biotechnologiques, les investisseurs doivent faire preuve de patience et de prudence.

Umicore  s’affiche comme la deuxième action la plus en vue du Bel 20, grâce à un bond de 11,54% ce mois-ci. Elle a par ailleurs grimpé de 14,93% au troisième trimestre.

La volonté de dirigeants politiques et de patrons d’entreprises de miser davantage sur les moteurs électriques au détriment des carburants fossiles a suscité l’intérêt des investisseurs pour la division de matériaux pour batteries rechargeables d’Umicore. Le groupe belge est en outre spécialisé dans le recyclage de batteries et la réutilisation des métaux précieux, un thème porteur parce que les dirigeants politiques et industriels promeuvent l’économie circulaire.

Au cours du mois écoulé, les analystes n’ont pas été insensibles à cette tendance, ce qui a valu à Umicore quelques relèvements de recommandations et d’objectifs de cours.

Bpost s’est également distingué, davantage sur l’ensemble du troisième trimestre (+ 19%) qu’en septembre (+ 7,25%). Le groupe postal a bénéficié d’un effet de rattrapage après sa lourde chute du deuxième trimestre due au refus du régulateur d’autoriser une augmentation du prix du timbre. Les analystes, dont ceux de Goldman Sachs, ont confiance dans la capacité du groupe à résister à l’érosion du courrier postal.

À l’opposé, parmi les valeurs défensives qui ont freiné l’indice Bel 20, on trouve Proximus  (-1,55% en septembre) et Telenet  (-1,56%). Ces dernières semaines, en Europe, toutes les valeurs télécoms ont été délaissées au profit d’actions plus cycliques.

Colruyt a quant à elle chuté de 7,16% en septembre, ce qui lui vaut un recul trimestriel de 6,05%. Les investisseurs ont pénalisé les valeurs de la distribution depuis que Carrefour a émis des prévisions décevantes lors de la publication de ses résultats semestriels. En outre, l’hostilité des géants du commerce en ligne envers les retailers traditionnels incite les investisseurs à la plus grande prudence.

Hors Bel 20, Kiadis Pharma s’est envolée de… 81,73% en septembre. Les autorités américaines ont accordé à son traitement vedette un label qui lui permettra d’accélérer son processus d’approbation aux Etats-Unis. Mais ici aussi, on est encore loin d’une commercialisation. Les investisseurs doivent faire preuve de patience et, s’agissant de biotechnologie, de prudence.

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