Face au rally de fin d'année, les investisseurs reviennent à la charge

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Les gestionnaires de fonds opèrent un retour vers les actions, selon le dernier sondage de Bank of America/Merrill Lynch.

Les récents records enfoncés par les Bourses en Europe, y compris le Bel 20, poussent les investisseurs à se positionner en masse sur les actions. Plus aucun stratégiste ne prévoit une chute des marchés d'ici la fin de l'année. 

Les investisseurs font l'expérience de la FOMO - la peur de rater quelque chose - ce qui a alimenté une vague d'optimisme et une augmentation de l'exposition aux actions et aux valeurs cycliques.
Michael Hartnett
Chief investment strategist chez Bank of America Merrill Lynch

Le dernier sondage de Bank of America/Merrill Lynch montre que 230 gestionnaires, gérant 700 milliards de dollars d'actifs, ont réduit de 0,8 point de pourcentage à 4,2% leurs positions en cash, la plus forte baisse depuis 2016 et l'allocation la plus faible depuis juin 2013.

Ce mouvement s'est opéré au profit des actions, avec une exposition à cette classe d'actifs de 21%, en hausse de 20 points de pourcentage sur un mois et à un plus haut de ces 12 derniers mois.

Environ 52% des investisseurs interrogés estiment que les actions seront la classe d'actifs la plus performante en 2020, suivie des matières premières (21%) et du cash (10%).

"Les acheteurs (bulls) sont de retour", constate Michael Hartnett, chief investment strategist chez Bank of America Merrill Lynch. "Les investisseurs font l'expérience de la FOMO, (Fear Of Missing Out, soit la peur de rater quelque chose, NDLR) ce qui a alimenté une vague d'optimisme et une augmentation de l'exposition aux actions et aux valeurs cycliques."

Les investisseurs ont privilégié les actions "value" (par rapport aux valeurs de croissance), les bancaires, l'Europe, les grandes capitalisations boursières, les utilities, les biens de consommation courants et les obligations.

Les cycliques font leur retour

Depuis la mi-août, les marchés boursiers ont connu une rotation marquée. Les investisseurs en ont assez des produits d'investissement à rendement stable, à l'abri de la crise, qu'ils ont jusque-là chassés dans la stratosphère, et optent désormais pour les titres très sensibles au cyclisme, notamment ceux des secteurs automobile et chimique. Et le secteur bancaire. Celui-ci profite de la remontée des taux obligataires en Europe.

Lire aussi: Entre remontée des taux et rebond des indices boursiers


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