Galapagos et argenx ont dopé la capitalisation des biotechs d'Euronext

Laboratoire de Galapagos à Leyde, aux Pays-Bas. ©BELGAIMAGE

Au deuxième semestre 2019, la capitalisation boursière totale des biotechs cotées sur Euronext a progressé de 7,4 milliards d'euros, dont 5,95 milliards pour Galapagos et 1,4 milliard pour argenx.

Les biotechs belges pèsent désormais plus de trois quarts de la capitalisation boursière totale du secteur biotech des Bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles. C'est l'un des enseignements du baromètre semestriel des biotechs publié par Euronext ce mardi.

Au deuxième semestre 2019, la capitalisation boursière totale des biotechs cotées sur Euronext a été portée par la hausse de deux biotechs belges: Galapagos et Argenx.
Euronext

"A fin novembre 2019, les neuf biotechs belges étaient valorisées à 18,85 milliards d'euros, soit 7,6 milliards d'euros de plus qu'à la fin du premier semestre", indique l'opérateur de marchés dans un communiqué. "Elles représentent désormais 77% de la capitalisation boursière totale du périmètre Euronext, contre 66% au premier semestre."

Les performances boursières des deux géants du secteur, Galapagos  et argenx , ont particulièrement influencé l'évolution de la capitalisation du secteur biotech d'Euronext. "Au cours du second semestre 2019, la capitalisation boursière totale des biotechs cotées sur Euronext a progressé de 7,4 milliards d'euros, portée par la hausse de deux biotechs belges: Galapagos (+5,95 milliards d'euros) et argenx (+1,4 milliard d'euros)", souligne le baromètre.

Secteur à deux vitesses

Le poids important de Galapagos et argenx dans ces statistiques semestrielles se marque encore dans l'évolution de la capitalisation boursière moyenne: "La capitalisation boursière moyenne est passée de 273 millions d'euros début 2019 à 478 millions fin 2019 (+75%). Si nous excluons argenx et Galapagos, cette moyenne passe de 135 à 144 millions d'euros (+6%)."

89,7%
Les dix plus grandes biotechs se taillent la part du lion
Les dix plus grandes société biotechnologiques cotées sur Euronext concentrent 89,7% de la capitalisation boursière totale du secteur, contre 83,4% au premier semestre 2019.

Les biotechs cotées sur Euronext sont plus que jamais un secteur à deux vitesses. "Il est important de constater que 19% des biotechs cotées sur Euronext capitalisent plus de 200 millions d'euros, contre 24% au deuxième semestre 2018 et 21% au premier semestre 2019", note la plateforme de transactions boursières. "Ces dix biotechs concentrent 89,7% de la capitalisation du panel étudié, contre 83,4% au premier semestre 2019. À l’opposé, 61,5% des biotechs cotées, contre 54% à fin 2018, ont une capitalisation boursière inférieure à 100 millions d'euros et ne représentent que 4,6% de la capitalisation boursière du secteur, contre 6,8% au deuxième semestre 2018 et 6,5% au premier semestre 2019."

Au rayon des performances boursières, le deuxième semestre 2019 n'a pas été un grand cru pour les biotechs d'Euronext. Elles ont perdu, ensemble, 10,7%, ce qui a débouché sur une baisse de 4% pour l'ensemble de l'année. La dualité du secteur biotech se marque aussi dans ces performances, avec "une préférence des investisseurs pour les grandes capitalisations, au détriment des petites valeurs moins liquides", note Euronext. "Ainsi, les dix biotechs valorisées à plus de 200 millions d'euros ont progressé de 10,3% en moyenne au deuxième semestre 2019, contre une baisse de 15,7% pour les 42 biotechs valorisées à moins de 200 millions d'euros."

Asit, la plus lourde chute

Du côté des valeurs belges, l'évolution totale des cours de bourse a été particulièrement affectée par l'annonce d'Asit Biotech au sujet des mauvais résultats du test clinique de phase 3 de son produit phare contre les allergies aux pollens de graminées.

Le baromètre montre d'ailleurs que cette annonce d'Asit   est la communication qui a entraîné la plus forte chute boursière parmi les biotechs cotées sur Euronext au deuxième semestre de l'année dernière. Après cette annonce, le titre avait plongé de plus de 80%.

Une autre biotech belge, Oxurion (ex-Thrombogenics) , a enregistré la deuxième plus nette baisse boursière semestrielle après une publication officielle. Le 20 août dernier, le titre avait chuté de 43% après l'annonce de l'échec d'un essai clinique de phase 2 pour un traitement de l'oedème maculaire diabétique.

Mais d'autres biotechs belges ont eu la main plus heureuse au deuxième semestre, comme Acacia Pharma , qui a bondi de 38% en juillet après l'annonce de l'approbation d'un partenariat avec un sous-traitant pour son produit vedette, le barhemsys, ou encore Kiadis Pharma , dont le titre a pris 33% après une approbation pour son traitement ATIR101.

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