Hausse des Bourses pour la 4e semaine d'affilée

©REUTERS

Petit à petit, la confiance semble revenir sur les marchés. Les Bourses ont encore enregistré des bilans positifs au cours de la semaine écoulée. Et cela pour la quatrième semaine consécutive.

C’est plutôt de bon augure à l’approche des réunions des principales banques centrales dans le monde. Celle d’Europe se réunit le 26 avril prochain et celle du Japon le lendemain. Le 2 mai, ce sera au tour de la Réserve fédérale américaine de se pencher sur sa politique monétaire.

À Wall Street, le Dow Jones enregistrait vendredi vers 18 heures un bilan hebdomadaire de 0,52% à 24.486 points. Le S&P 500 montait pour sa part de 0,75% à 2.676 points.

En Europe, l’indice Stoxx 600 a clôturé la semaine sur un gain de 0,64% à 381,64 points. Il porte à 2,7% sa remontée au cours des 4 dernières semaines. Facteur également rassurant, ce sont les sous-groupes sectoriels qualifiés de cycliques comme celui des entreprises liées aux matières premières (+4,6%) et à la construction (+2,4%) qui ont poussé cet indice vers le haut. Les plus défensifs sont restés, eux, à la traîne. On joindra à ces derniers, celui des constructeurs automobiles qui ont vu leurs ventes diminuer de 5,3% au mois de mars.

À Bruxelles, porté par la fermeté de titres tels qu’Aperam et Umicore, le Bel 20 a gagné 0,85% pour revenir à son plus haut niveau de puis la fin de l’hiver à 3.921,20 points.

Des résultats étincelants

Pour certains investisseurs, les bons résultats de sociétés qui continuent de tomber des deux côtés de l’Atlantique finissent pas séduire les investisseurs. Ceux de General Electric, d’American Express et de l’assureur UnitedHealth entre autres à Wall Street. Ceux de LVMH, Danone et d’Ericsson pour ne citer qu’eux en Europe. À cela, on peut ajouter l’imminence de la saison des paiements des dividendes à Bruxelles (lire page 37). Mais aussi à Paris et Francfort.

Les 87 sociétés du S&P 500 qui ont déjà communiqué à ce jour leurs chiffres pour leur 1er trimestre de cette année, ont vu leur bénéfice croître de 26,7% selon un calcul effectué par Bloomberg. Il y a deux semaines à peine, les analystes disaient encore tabler sur une croissance de….17 à 18%.

En Europe, les annonces ne sont pas aussi fracassantes. C’est que la hausse de l’euro entre le 1er trimestre de 2017 et celui de 2018 (+15% face au dollar et +6% face au yuan chinois) rabote leurs résultats une fois convertis dans la monnaie européenne. On semble être bien conscient de ce souci dans les coulisses des marchés. L’euro s’est affaibli ces derniers jours. Il a perdu 0,4% à 1,228 dollar. "Un des soucis importants à moyen terme pour les actions européennes est le fait que l’euro est sous-évalué. Son appréciation pose un défi pour les marchés d’actions", expliquent les analystes de Credit Suisse.

En d’autres termes, le dollar se raffermit. Un exercice auquel, il faut bien l’avouer, le billet vert n’a pas rencontré beaucoup de difficultés. La remontée du rendement des bons du Trésor américain, de 2,82% à 2,94% en 8 jours, l’y a aidé. Ce mouvement présage-t-il un retour en force des craintes inflationnistes aux Etats-Unis? On peut imaginer que l’envolée des prix du pétrole ces dernières semaines soient susceptibles de les alimenter et renforcerait ces craintes. Rien n’est moins sûr pour l’heure, alors que le cours du baril a peiné en fin de semaine pour poursuivre sa trajectoire haussière. Il a été arrêté dans sa course par Donald Trump qui, dans un tweet balancé vendredi, s’est plaint du niveau trop élevé des prix du pétrole.

D’un vendredi à l’autre, le baril de WTI a limité son avance à 0,8% à 67,95 USD et celui du Brent à Londres à 1,1% à 72,58 USD.

Retour au calme aussi sur le marché de l’aluminium. Le prix de la tonne avait bondi de 27% en 10 jours pour atteindre 2.537 USD mercredi. Il a ensuite reflué pour revenir sous les 2.500 USD.

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