"Hausse, krach, hausse"

Jan Loeys (JP Morgan) ©Richard Koek

Jan Loeys n’avait pas vu venir le coronavirus, mais bien la dégringolade à Wall Street.

Dans les pages de L’Echo et du Tijd, le Belge Jan Loeys, "long term strategist" de JP Morgan, avait prédit voici deux ans, en février 2018, un krach à Wall Street avant la fin 2020, avec des baisses de 40 à 50%. Les baisses ne sont pas aujourd’hui de cette ampleur (environ 30%) mais tout de même, c’est bien d’un krach dont on peut parler.

Dans son raisonnement de l'époque, il avançait surtout le climat de trop grande euphorie à Wall Street. "Hausse. Krach. Hausse", clamait-il.    

Les chutes à Wall Street ne sont pas de 40 à 50%, mais c’est bien d’un krach dont on peut parler.

Face à la crise actuelle, il disait la semaine dernière s’attendre à ce que les autorités monétaires et budgétaires collaborent, et que les pays émettent de la dette qui sera rachetée par les banques centrales. "Mais ce n’est rien d’autre que du financement monétaire, et un jour – dans trois mois ou dans trois ans – on pourra craindre le retour de l’inflation et la fin brutale des taux zéro."

Jan Loeys n’a pas toujours raison. Au printemps 2008, il avançait que l'on était plus proche de la fin de la crise des "subprimes" que du début. La faillite de Lehman Brothers et le tumulte total sur les marchés allaient suivre quelques mois après.

Ce diplômé en économie de la KUL et de l’University of California, qui a débuté sa carrière en tant qu’économiste à la Federal Reserve de Philadelphie, travaille chez JP Morgan depuis plus de 33 ans.

Il dit avoir appris dix fois plus de ses erreurs que de ses succès. Et dit apprécier débattre avec des gens qui ne sont pas de son avis. Une preuve d'intelligence et de sagesse.

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