Il reste des opportunités sur le marché obligataire

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Chez Candriam, les responsables de la stratégie d’investissement conseillent de privilégier les obligations en dehors de la zone euro et les actions européennes.

"Mario Draghi assoiffe l’investisseur en obligations d’État. On se trouve dans une situation inédite avec des conséquences négatives pour l’investisseur en obligations", a constaté Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez Candriam, lors d’une conférence de presse. Il souligne que la Banque centrale européenne, qui vient de commencer à racheter de la dette obligataire d’État sur le marché, "va devoir prendre tout le flux et même devoir piquer dans le stock des assureurs, des banques et des fonds, ce qui va leur poser des problèmes". "Les assurances-vie et les fonds de pension ne vont plus rien rapporter, l’action de la BCE a des conséquences très fortes", prévient-il. Nicolas Forest ajoute que sur le marché obligataire européen, 80% des rendements se trouvent actuellement sous 1%, et même 20% sous 0%. Il n’exclut pas que le taux allemand à dix ans tombe en négatif. Pas facile, dans ce contexte, de trouver du rendement sur les obligations. Mais lui ne désespère pas. "En dehors de la zone euro, il est possible de trouver des rendements entre 3 et 5%", indique-t-il. Il voit notamment des opportunités sur les obligations libellées en dollar du Kazakhstan, du Sri Lanka, et celles libellées en euro de la Croatie, mais aussi sur les obligations à haut rendement et les emprunts de sociétés européennes libellés en dollar.

Mieux en actions

Dans le contexte actuel de taux bas, les actions offrent le meilleur rendement. Mais elles présentent aussi plus de risques que le carnet d’épargne. D’ailleurs, Koen Maes, responsable de l’allocation d’actifs chez Candriam, recommande de ne pas vider son carnet d’épargne pour investir en actions. Il conseille plutôt d’y aller par palier. Après une hausse de 15% pour les actions européennes sur les deux mois passés, il estime que le marché est loin d’être entré dans une bulle. Il voit une croissance de 20% pour ces titres d’ici la fin de l’année. Sa préférence va aux actions allemandes et espagnoles, qui bénéficient le plus d’une baisse de l’euro face au dollar. L’euro a perdu plus de 12% face au billet vert depuis le début de l’année, à 1,06 USD, sous son niveau d’équilibre de 1,10 USD, selon Nicolas Forest. Un vrai soutien pour les marchés d’actions en Europe.

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