L'Amazon de la gestion d'actifs

Larry Fink. ©Bloomberg

Larry Fink de BlackRock est devenu "l’homme aux 7.800 milliards de dollars".

Certains analystes financiers soulignent que BlackRock est devenu par sa diversité et sa puissance "une sorte d’Amazon de la gestion d’actifs". Premier gestionnaire au monde, le groupe a dépassé tous les pronostics en matière de résultats trimestriels. Dirigé par Laurence Douglas Fink, il gère désormais plus de 7.800 milliards de dollars d'actifs, une hausse de plus de 12% sur un an.  Et la marge opérationnelle de profit a atteint le record de 47%. Visiblement, Larry Fink et le groupe qu’il a cofondé ne connaissent pas la crise. « La pandémie engendre une certaine peur de l'avenir et, aux Etats-Unis, cela se traduit par une hausse du taux d'épargne et du taux d'investissement pour le long terme », a expliqué ce fils d'un vendeur de chaussures qui a débuté sa carrière à Wall Street en 1976 chez First Boston.

Visiblement, Larry Fink et le groupe BlackRock qu’il a cofondé ne connaissent pas la crise.

Fink, 67 ans, est réputé pour ses lettres annuelles adressées aux actionnaires. Il n’hésite pas à secouer les patrons, leur demandant de penser à long terme et d'oeuvrer pour le bien commun, surtout en matière d’environnement et de lutte contre le changement climatique, sa nouvelle priorité.

Mais des ONG reprochent régulièrement à la firme BlackRock de ne pas suffisamment mettre en pratique ce qu’elle recommande, lors de ses propres votes aux assemblées générales des entreprises dans lesquelles elle investit. « Il n'y pas que les votes en AG qui comptent », s’est justifié Fink, qui dit aussi exercer son influence lors de multiples rencontres avec des patrons. C'est clair, Fink ne lâchera pas les patrons d'une semelle, mais les ONG ne lâcheront pas Fink non plus.

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