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L'autre Belge de New York

Chroniqueur, newsmanager

Le nom de l'économiste belgo-américain Gregory Daco est de plus en plus cité dans les médias.

Dans le domaine économique et financier à New York, on connaissait Georges Ugeux. Mais il y a un autre économiste belge actif dans la Big Apple. Il s’agit de Gregory Daco, le chef économiste USA du bureau d’analyse Oxford Economics. Régulièrement cité dans les médias (Wall Street Journal, Bloomberg…), on l’a vu être interrogé sur le parquet de la Bourse de New York par la chaîne CNBC.

"Greg" Daco, qui a aujourd’hui la double citoyenneté, est né à Bruxelles en 1984. D'où vient son attirance pour les États-Unis? "Mon père a travaillé à la Banque nationale de Belgique et a été envoyé comme représentant belge au Fonds monétaire international, ce qui fait que j’ai vécu 8 ans à Washington étant enfant", explique-t-il.

"Une solution durable pour l'économie passe par une solution durable pour la crise sanitaire."
Gregory Daco
Chef économiste USA d'Oxford Economics

De retour en Belgique, il fait une licence en sciences économiques à l’UCLouvain puis un master en gestion d'entreprises. Il a ensuite travaillé brièvement au département économique de l'ambassade de Belgique en Australie, à la représentation permanente belge auprès des Nations Unies à Genève ainsi qu’au Bureau du Plan.

Un peu de hasard...

"Je me suis alors rendu compte que je voulais travailler dans le domaine de la macro-économie internationale". Direction Boston pour y décrocher un master à la Boston University avant de dénicher ("un peu par hasard et grâce à mon épouse", dit-il) un poste d’économiste dans la firme Global Insight (devenue IHS Markit). Depuis 2013, il est à New York pour Oxford Economics qui compte plus de 250 économistes et analystes dans le monde.

Il a bien entendu suivi l'investiture de Joe Biden. Pour lui, une solution durable pour l'économie passe par une solution durable pour la crise sanitaire. Si tout se déroule bien sur le front de la vaccination, la croissance US pourrait rebondir de 6% en 2021, prévoit cet économiste, par ailleurs très actif sur Twitter.

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