L'éducation, un investissement rentable

Des techniques innovantes d'apprentissage sont utilisées à l’Académie occidentale de Pékin, une école internationale créée en 1994 et détenue par un fonds. ©Kim Wendt

Les fonds actions consacrés au thème de l'éducation séduisent de plus en plus d'investisseurs. La crise sanitaire a, en outre, donné des ailes à ce secteur.

Un nouveau fonds dédié au secteur en plein boom de l'éducation vient d'être lancé chez nos voisins français. Il s'agit d'une initiative du gestionnaire d'actifs Sycomore, une société détenue majoritairement par le champion italien de l'assurance Generali.

Spécialisé dans l'investissement responsable, Sycomore se donne trois ans pour lever 1 milliard d'euros dans le secteur de l'éducation. Un secteur qui a connu une forte expansion avec la crise sanitaire.

Avant le Covid-19, le potentiel du marché de l'éducation était évalué à 325 milliards de dollars à horizon 2025. Désormais, les estimations tournent autour de 400 à 500 milliards. Sur les marchés, la performance de l'indice thématique Global Education a gonflé l'an dernier de 53,36%.

Un pied dans les pays émergents

Le marché est largement dominé par la Chine, qui a fait de l'éducation un enjeu majeur de son développement. Pour l'investisseur belge, les fonds liés à l'éducation sont ainsi considérés comme une porte d'entrée plus sage pour accéder aux marchés chinois, avec par exemple l'action TAL Education null -1.89%qui joue les premiers rôles dans cette niche de produits d'investissements.

500
MILLIARDS DE DOLLARS
Le potentiel du marché de l'éducation est évalué entre 400 et 500 milliards de dollars.

L'Europe est à la traîne. Elle espère toutefois vite rattraper son retard en profitant de la récente adoption de nouveaux outils d'apprentissage plus personnalisés et plus immersifs dans l'enseignement scolaire et universitaire.

Le pari gagnant de Sofina

Chez nous, les holdings ont déjà pris de franches positions dans le secteur de l'éducation. Sofina null 1.1%détient une participation dans deux sociétés indiennes: K12, qui fournit des solutions d'enseignement à distance, mais surtout Byju's, qui développe une application d'apprentissage très populaire. Le holding de la famille Boël avait flairé le coup en 2016, injectant alors 75 millions de dollars en 2016 dans la jeune pousse indienne pour la valoriser à moins de 500 millions de dollars. Cinq ans plus tard, la valorisation de Byju's est estimée à 11 milliards de dollars.

La réalité augmentée et le développement de jeux vidéos éducatifs sont deux autres catalyseurs importants du secteur.

La société d'investissements Gimv GIMB 0.77%a aussi placé ses pions en investissant le mois dernier dans le groupe allemand Sofatutor, l’une des principales plateformes d’éducation en ligne pour les enfants de moins de douze ans.

Outre les plateformes d'apprentissage, la réalité augmentée et le développement de jeux vidéos éducatifs sont deux autres catalyseurs importants du secteur.

Et les perspectives sont, par essence, positives. Selon The Institute for the Future, un think tank américain très écouté par les décideurs, 85% des emplois que les étudiants d’aujourd’hui auront en 2030 n’existent pas encore.

Le résumé

  • L'indice Global Education a connu une hausse de 53,36% en 2020.
  • La Chine est le leader mondial du secteur de l'éducation. L'Europe est à la traîne.
  • Les plateformes d'apprentissage, la réalité augmentée et les jeux éducatifs sont autant de catalyseurs pour le secteur.

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