L'énergie renouvelable devient un vrai secteur

Le groupe Orsted, qui détient cette ferme d'éoliennes, est le premier exemple d'une reconversion réussie dans la production énergétique.

Les géants danois Orsted et Vestas sont des précurseurs d’un secteur qui va gagner en maturité.

Les groupes exposés à la production d’énergie renouvelable sont clairement au centre des attentions de nombreux investisseurs, comme le démontre la performance moyenne de 48% sur une période d'un an pour les sociétés de notre échantillon.

Le secteur bénéficie de fondamentaux favorables, avec un coût pour la construction de capacités de production qui avantage désormais les producteurs éoliens et photovoltaïques. La progression des cours sur l’exercice écoulé a toutefois fait plonger le potentiel haussier de nombreux groupes dans le rouge.

Fragmentation

Le secteur du renouvelable reste très fragmenté, avec des capitalisations qui ne dépassent que rarement les 10 milliards d’euros et une concurrence de producteurs traditionnels qui cherchent à redéployer leur activité. À l’exception du géant danois Orsted, le secteur des pure players reste en effet largement dominé par les petites et moyennes capitalisations, en particulier dans le domaine de la production d’énergie solaire. Pour notre échantillon, nous avons privilégié des sociétés qui sont exclusivement ou très majoritairement exposées à la production d’énergie renouvelable.

Au niveau belge, il n’existe pas de pure player coté, mais nous avons néanmoins ajouté à l’échantillon CFE  et Elia  . Pour le premier, c’est l’implication dans le développement de nombreux champs éoliens offshore qui constitue un lien évident avec cette thématique. Pour le second, la gestion du réseau va devoir adopter un modèle de plus en plus décentralisé. Ceci explique que de nombreux gestionnaires de réseaux électriques se retrouvent aujourd’hui parmi les principales positions de nombreux fonds exposés aux énergies renouvelables.

Opportunités

Il est aujourd’hui difficile de ne pas évoquer le cas d’Orsted  , le groupe danois ayant vu son cours quadrupler durant les trois dernières années. Il s’agit du premier exemple d’une reconversion réussie d’un acteur traditionnel de la production énergétique, qui s’appelait, avant 2018, DONG Energy (Dansk Olie og Naturgas). Le groupe est devenu le premier acteur dans le domaine de l’éolien offshore, une position renforcée en 2018 par l’acquisition de l’américain Deepwater Wind. Le titre est toutefois devenu extrêmement onéreux.

Un autre groupe danois, Vestas Wind Systems  , est aujourd’hui nettement privilégié par les analystes pour s’exposer à la production éolienne, avec 58% d’avis favorables et un potentiel positif. Il est leader dans le domaine des turbines pour éolienne, où son principal concurrent (Siemens Gamesa  ) continue d’éprouver les pires difficultés à dégager une rentabilité acceptable.

Action solaire

Le segment de la production d’énergie solaire est en pleine effervescence aux États-Unis. Derrière le leader du marché américain First Solar  , nous trouvons en effet un nombre important de petites sociétés (Jinkosolar  Sunnova  Clearway Energy  Azure Power  Sunworks  , etc.) qui bataillent dans le segment de l’installation des capacités photovoltaïques et des batteries de stockage chez les entreprises et les particuliers. Difficile de savoir à l’heure actuelle qui émergera de cette bataille.

Plus intéressant est le cas de SolarEdge  , un groupe américain qui est la valeur la plus recommandée de notre échantillon (64% d’avis favorables). Le groupe produit des onduleurs pour les panneaux photovoltaïques, avec une part de marché qui tourne autour de 60% du marché américain. Pour les trois prochaines années, la croissance du chiffre d’affaires et du bénéfice par action devrait dépasser 15% et 20% en moyenne.

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