L'euro poursuit sa chute

L'euro reste fort bas, évoluant sous le seuil de 1,30 dollar pour la première fois depuis la mi-septembre. Le plan d'aide à l'Irlande a échoué à rassurer les marchés, qui craignent une contagion de la crise à d'autres pays de la zone euro.

Vers 15H00 (heure de Bruxelles), l'euro valait 1,2982 dollar contre 1,3121 dollar lundi soir, après être tombé à 1,2969 dollar vers 13H30 GMT, son niveau le plus faible depuis le 15 septembre.

L'euro baisse face à la devise nippone à 108,61 yens contre 110,56 yens la veille, après être tombé à 108,52 yens vers 13H40 GMT, évoluant sous 109 yens pour la première fois depuis le 15 septembre. Le dollar reculait également face au yen à 83,62 yens contre 84,25 yens lundi soir. La monnaie unique européenne était aussi au plus bas depuis plus de deux mois face au franc suisse et à la livre britannique.

"Si l'intention du paquet d'aide à l'Irlande de ce week-end était de signifier aux marchés que les ministres européens étaient à la hauteur du défi posé par la crise actuelle, la réaction tend à prouver que cela a lamentablement échoué", a estimé Michael Hewson, de CMC Marketings.

Les inquiétudes des investisseurs se tournent désormais vers l'Espagne et le Portugal, également en proie à des difficultés budgétaires majeures. Preuve de ces craintes grandissantes, les taux de rendement des obligations d'Etat de ces deux pays continuaient de se tendre fortement mardi.

Alimentant les craintes d'une crise généralisée, "de premiers signes apparaissent, d'une contagion possible aux obligations d'Etat belges et italiennes", a estimé M. Hewson.

En outre, le recul du nombre de chômeurs en Allemagne au mois de novembre (14.000 de moins qu'en octobre), faisait office de "rappel douloureux des problèmes structurels de la zone euro", montrant que le fossé entre la situation de la première économie européenne et certains de ses partenaires continue de se creuser, commentait Ilya Spivak, analyste chez Daily FX.

En parallèle à l'affaiblissement de l'euro, le dollar, considéré comme une valeur-refuge, profitait également de la poursuite des tensions entre les deux Corées.

Au Japon, la production industrielle et la consommation des ménages ont diminué en octobre, renforçant les craintes de voir la reprise économique mondiale caler, et soutenant ainsi également le billet vert.

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