L'euro repasse sous 1,30 dollar

Olli Rehn. (Reuters) ©Reuters

L'euro est repassé sous le seuil de 1,30 dollar avant l'Eurogroupe. Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent ce lundi, notamment pour discuter de l'Italie et du plan d'aide à Chypre.

L'euro continue de perdre du terrain ce lundi, dans un marché optant pour le prudence et affluant vers les actifs jugés les plus sûrs avant une réunion de l'Eurogroupe qui devrait se pencher sur l'impasse politique en Italie et sur le cas de Chypre, au bord de la faillite.

• Vers 11h, l'euro valait 1,2991 dollar contre 1,3018 dollar vendredi vers 22H00 GMT. L'euro baissait également face à la devise nippone, à 121,55 yens contre 121,79 yens vendredi soir. Le dollar se stabilisait face à la monnaie japonaise, à 93,57 yens comme vendredi soir.

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent en début d'après-midi à Bruxelles pour discuter notamment des conditions d'un plan d'aide pour Chypre, estimé à 17 milliards d'euros dont jusqu'à 9 milliards pour renflouer les banques plombées par leur exposition à la dette grecque.

A savoir

L'impasse politique dans laquelle se trouve la troisième économie de la zone euro pèse lourdement sur la monnaie unique depuis une semaine, suite aux élections parlementaires de fin février n'ont pas permis de dégager une majorité claire, plaçant l'Italie dans un période d'instabilité peu favorable pour une économie très lourdement endettée et plongée dans la récession. Dans ce contexte, la monnaie unique était tombée vendredi à 1,2967 dollar, son niveau le plus faible depuis le 11 décembre, avant d'amorcer un léger rebond.



Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a insisté, dans un entretien au journal Spiegel lundi, sur "l'importance systémique" au sein de la zone euro de Chypre, qui pourrait être conduit à en sortir faute d'une aide financière européenne.

La réunion de l'Eurogroupe devait à l'origine se concentrer sur la question de Chypre, ainsi que sur la possibilité d'une renégociation des termes des prêts au Portugal et à l'Irlande, "mais il semble assez certain que le sujet de l'Italie sera à l'ordre du jour", commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a rappelé vendredi que cette impasse politique accroissait la "pression sur la note souveraine du pays", actuellement à "A-", assortie d'une perspective négative.

De son côté, le yen se reprenait après le premier discours, depuis sa désignation par le gouvernement la semaine dernière, du candidat à la direction de la banque centrale du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda, qui préside actuellement la Banque asiatique de développement, qui s'est engagé à combattre la déflation. S'il est accepté par le Parlement, M. Kuroda remplacera l'actuel gouverneur démissionnaire le 19 mars.

De plus, la prudence des cambistes était exacerbée dans l'attente d'indicateurs économiques américains majeurs et des décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE).

•Sur le plan des indicateurs, les cambistes attendaient surtout vendredi le rapport officiel mensuel sur l'emploi et le chômage, un indicateur très important pour jauger la vigueur de la reprise de la première économie mondiale, alors que sont entrées en vigueur vendredi des coupes budgétaires automatiques.


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