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L'excellente moisson de résultats semestriels masque les nuages qui s'accumulent à l'horizon

©Filip Ysenbaert

Au cours du premier semestre, la plupart des sociétés belges cotées ont publié des résultats meilleurs qu'attendu. Mais le second semestre s'annonce moins rose.

La saison des résultats touche à sa fin. Seule une poignée de grandes entreprises et quelques dizaines de petits acteurs doivent encore publier leur palmarès pour la première moitié de l'année. Pour l'instant, le verdict est positif.

"Le premier semestre est étonnamment bon, malgré les vents contraires provoqués par la guerre en Ukraine, la flambée inflationniste, les perturbations au niveau de la chaîne d'approvisionnement et la hausse des taux, résume Patrick Casselman, analyste spécialisé en actions chez BNP Paribas Fortis. Les entreprises européennes affichent des bénéfices en hausse de 29% par rapport à l'an dernier. Une partie s'explique par la réouverture de l'économie après la pandémie de coronavirus, certes, mais les résultats sont aussi fondamentalement solides. Ils sont en moyenne 8% supérieurs aux attentes. La plupart des entreprises ont réussi à répercuter la hausse des coûts sur leurs prix de vente. Pour l'instant, la reprise de l'inflation n'a pas pesé sur les marges bénéficiaires."

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Le Rallye Boursier

Le Rallye Boursier commence officiellement le 21 novembre pour se terminer dix semaines plus tard, le 27 janvier 2023. Les participants peuvent investir 50.000 euros fictifs dans plus de 400 actions et fonds et tenter de gagner 10.000 euros bien réels sous forme d'un compte-titres.

"Les entreprises européennes font même mieux que leurs consœurs américaines, poursuit Casselman. Cela s'explique notamment par le recul important de l'euro. Les entreprises qui réalisent leurs bénéfices en dollars, comme Ahold Delhaize, Bekaert, UCB, Umicore, Melexis ou Barco, ont clairement profité de l'effet taux de change."

"Les résultats sont en moyenne 8% supérieurs aux attentes."

Patrick Casselman
Analyste senior actions chez BNP Paribas Fortis

Prudence générale

Les entreprises se montrent cependant plus prudentes pour le second semestre. Celles qui emploient beaucoup de personnel mettent en garde contre la hausse des coûts salariaux qui, en Belgique, sont liés à l'inflation.

Par exemple, bpost a relevé la facture attendue pour l'indexation des salaires de 17 à 24,5 millions d'euros. D'autres entreprises se posent la question de savoir si la demande se maintiendra, étant donné que les ménages doivent aujourd'hui consacrer une part sans précédent de leurs revenus à leur facture d'électricité et de chauffage.

Pratiquement toutes les entreprises évoquent la hausse des incertitudes sur le plan économique. Par conséquent, des sociétés comme Econocom, Bekaert et Deceuninck n'ont pas osé relever leurs estimations de résultats pour l'exercice en cours, malgré un excellent premier semestre.

Pression sur les marges chez AB InBev

29
%
Les grandes entreprises européennes ont enregistré des bénéfices en hausse de 29% par rapport à l'an dernier.

Le géant de la Bourse de Bruxelles, AB InBev, ne fait pas exception. "Nous sommes déçus que, malgré un excellent premier semestre, AB InBev n'ait pas relevé ses estimations pour l'ensemble de l'année (bénéfice en hausse de 4 à 8%). Cette attitude pourrait être révélatrice d'une pression sur les marges depuis l'été", analyse-t-on à la banque américaine Jefferies.

Les chiffres sont cependant excellents. Après un solide premier trimestre, le groupe brassicole a réussi à augmenter ses volumes de 3,4% au deuxième trimestre. Il est intéressant de noter que la catégorie non-bière augmente près de trois fois plus vite que la bière vendue par le groupe louvaniste. Les produits non-bière représentent déjà 12% du chiffre d'affaires.

Le patron Michel Doukeris a balayé les critiques qu'a souvent dû essuyer l'ancien CEO, Carlos Brito, à savoir qu'il s'intéressait trop aux finances et trop peu aux ventes. Depuis lors, le géant brassicole a réussi à augmenter son chiffre d'affaires pendant huit trimestres consécutifs. Et à répercuter la hausse de ses coûts sur ses prix de vente.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 11,5%, soit près de quatre fois plus que le volume. Malgré tout, la bourse a réagi négativement. En plus de l'absence de révision à la hausse des objectifs, l'endettement du groupe continue à représenter un boulet.

Les dettes n'ont baissé que très lentement, à raison d'à peine 300 millions de dollars, pour se situer à 75,9%. "À cause de cet endettement, qui n'a baissé que de 4 à 3,9 fois le bénéfice d'exploitation, les investisseurs ne se précipitent pas pour acheter l'action, même si AB InBev est moins cher que ses concurrents", explique Reginald Watson d'ING.

Ralentissement de la croissance

Les principaux signes de ralentissement de la croissance viennent de l'industrie. "Notre sixième trimestre record consécutif marque le sommet du cycle". C'est le titre du communiqué semestriel d'Aperam.

Le producteur d'acier inoxydable s'attend à une baisse de son bénéfice pour ce trimestre, ce qui n'est pas étonnant, vu que l'entreprise est une grosse consommatrice de gaz. Une partie importante de l'usine de Genk, le principal employeur de la province du Limbourg, a été mise à l'arrêt cette semaine parce qu'il est aujourd'hui devenu trop cher de produire.

Deux tiers du personnel ont été placés en chômage technique. Aperam s'est pourtant armée pendant la haute conjoncture contre les périodes de vaches maigres. Elle a fortement réduit ses dettes et a lancé une nouvelle division spécialisée dans le recyclage.

Vents contraires

"Les améliorations structurelles réalisées par Bekaert ne sont pas encore intégrées dans le cours."

Frank Claassen
analyste chez Degroof Petercam

La branche recyclage est également le moteur de la croissance des bénéfices chez Umicore. Elle représente 44% des bénéfices, mais n'utilise que 10% des capitaux investis. Le bénéfice du groupe recule de 20% mais, en dehors de l'année record 2021, il s'agit du deuxième meilleur résultat historique de l'entreprise.

Le groupe de matériaux a légèrement revu ses estimations à la hausse, à savoir "un bénéfice d'exploitation légèrement supérieur au consensus", qui se situait à 828 millions d'euros. Umicore indique encore souffrir de la pénurie de puces électroniques pour les voitures. Ceux qui commandent aujourd'hui une voiture électrique doivent souvent attendre plus d'un an, ce qui explique que la division Matériaux spécialisée dans les batteries rechargeables ne tourne pas à plein régime.

Le producteur de fils d'acier Bekaert met lui aussi en garde contre des vents contraires, malgré un excellent premier semestre. "Il est intéressant de constater que Bekaert ne réitère pas ses estimations de croissance organique du chiffre d'affaires de 19% pour l'ensemble de l'année, constate Frank Claassen de Degroof Petercam. Nous pensons que la fourchette 9-10% est plus réaliste. En outre, les dettes ont beaucoup augmenté (+61%, NDLR) à cause d'une hausse de ses besoins en fonds de roulement due à la flambée des coûts et à l'augmentation des stocks pour faire face aux perturbations dans la chaîne d'approvisionnement. Mais globalement, les résultats sont solides, grâce à la discipline de prix et à un meilleur mix de produits. Les améliorations structurelles réalisées par Bekaert ne sont pas encore intégrées dans le cours."

Explosion des fonds de roulement

Chez Agfa-Gevaert, le fonds de roulement a explosé en raison de problèmes rencontrés au niveau de la chaîne d'approvisionnement, à la hausse des salaires et aux paiements des pensions. Malgré la croissance du chiffre d'affaires, le groupe d'imagerie a vu ses bénéfices d'exploitation s'effondrer dans tous les départements. Le cash-flow opérationnel est passé dans le rouge à hauteur de 100 millions d'euros, ce qui a déclenché quelques alarmes.

Agfa indique s'attendre à une amélioration avec la hausse de ses prix de vente et à une réduction de ses charges de pension grâce à la hausse des taux d'intérêt. Malgré tout, les investisseurs sont restés sur la touche. Peut-être reviendront-ils si Agfa réussit à vendre à bon prix sa division spécialisée en panneaux de circuits imprimés.

Dans l'industrie, c'est Solvay qui se montre le plus optimiste. Le groupe chimique a réussi à rapidement répercuter la hausse des coûts sur ses prix de vente, ce qui s'est traduit par une augmentation impressionnante (+30%) de son chiffre d'affaires et de son bénéfice brut d'exploitation.

La patronne Ilham Kadri s'attend à un léger tassement de la demande, mais a relevé ses estimations. Même si cette révision s'accompagne d'une solide mise en garde: "À condition qu'il n'y ait aucun problème majeur au niveau de l'approvisionnement en gaz".

Solvay est un gros consommateur d'énergie, mais bénéficie en même temps de la hausse des prix. La branche qui fournit des produits chimiques aux secteurs pétrolier et gazier affiche la plus forte croissance (+57%). Même si certaines rumeurs laissent à penser que Kadri souhaite se défaire de cette poule aux œufs d'or pour rendre Solvay plus vert.

Tessenderlo prudent

Tessenderlo, qui fusionnera bientôt avec Picanol, s'attend également à une augmentation de ses bénéfices. Le groupe chimique a revu ses estimations à la hausse en termes de croissance de son bénéfice brut d'exploitation, qui devrait passer cette année de 10 à 15-20%.

La division Engrais a sorti le grand jeu et a réussi à répercuter la hausse des coûts sur ses prix de vente. Le dollar a également eu un impact positif.

Malgré tous ces éléments, Tessenderlo se montre plus prudent. La révision à la hausse des objectifs pour l'ensemble de l'année s'explique uniquement par les résultats du premier semestre, meilleurs qu'attendu. Pour la fin de l'année, Tessenderlo ne s'attend plus à une hausse de ses bénéfices.

"Barco a tourné la page de la crise covid"

Les sociétés technologiques sont rares à Bruxelles, mais les perles qui y sont cotées ont affiché de solides résultats. "Barco a tourné la page de la crise du coronavirus. La branche Enterprise en particulier a retrouvé sa vitesse de croisière", analyse Guy Sips de KBC Securities. Le produit Clickshare pour les réunions en ligne et en présentiel est redevenu la vache à lait qu'il était avant la pandémie et le principal moteur de la hausse de 29% du chiffre d'affaires.

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%
Malgré l'absence de grands événements, le carnet de commandes d'EVS affiche une hausse de 70%.

EVS a réalisé un chiffre d'affaires record et son carnet de commandes déborde. Le spécialiste en traitement des images en live a recruté 70 personnes pour faire face à la croissance attendue. En outre, EVS vient de conclure le plus important contrat de son histoire, qui s'étalera sur dix ans.

Pour la deuxième fois cette année, le producteur de puces électroniques Melexis a revu ses prévisions à la hausse. Même si la production automobile est en baisse, les voitures ont de plus en plus recours à la technologie de Melexis. Chaque voiture compte aujourd'hui en moyenne 18 puces de Melexis, contre 13 l'an dernier.

Ageas surprend au deuxième trimestre

Dans le monde financier, Ageas a réussi, après un premier trimestre décevant, à surprendre avec des résultats plus qu'excellents, en particulier en Belgique et en Asie. Grâce à une hausse des bénéfices de plus de 100% en Extrême-Orient, les deux branches contribuent aujourd'hui à parts égales aux résultats du groupe.

Les chiffres montrent que les assureurs peuvent quasi automatiquement répercuter l'inflation sur les primes d'assurance et en tirer un meilleur profit. Ageas tente de séduire ses actionnaires avec la promesse d'augmenter cette année son dividende de 8 à 9%. Les points négatifs restent l'absence d'un nouveau plan de rachat d'actions propres et la baisse des marchés qui a affecté la valeur comptable du groupe.

KBC affiche une hausse des revenus de 12% et a revu ses estimations à la hausse, aussi bien pour cette année que pour les suivantes. Les revenus augmentent encore plus que les coûts, ce qui génère une belle marge. En outre, KBC profite de la hausse des taux d'intérêt en Europe centrale.

"Nous pensons que KBC est en mesure d'offrir à ses actionnaires un rendement de 10,6% en 2023 et de 13,2% en 2024", estime-t-on chez Kepler Cheuvreux. Néanmoins, le cours a fortement baissé depuis la publication des résultats. La Belgique envisage d'imposer une taxe supplémentaire sur les dépôts et la République tchèque prépare une taxe sur les super bénéfices des banques.

Holdings déstabilisées

Les holdings ont pris des coups, en particulier ceux fortement investis dans des entreprises en croissance. La valorisation des actions de croissance s'est effondrée à cause de l'impact de la hausse des taux.

Sofina a vu sa valeur intrinsèque céder 11% et ce, sans tenir compte de la baisse de la valorisation de ses fonds de croissance. Pour cela, il faudra attendre le 6 septembre. En outre, plusieurs grandes participations font l'objet d'articles négatifs dans la presse, comme la société indienne Byju's, accusée de fraude.

La valeur intrinsèque de GBL s'est effondrée de 19%, soit plus qu'attendu. Via sa filiale Sienna, le holding a investi plutôt tardivement – donc à des prix élevés – dans le Private Equity (entreprises non cotées).

Chez Sienna, 653 millions d'euros sont partis en fumée, entre autres à cause d'investissements malheureux dans Pollen, active sur le marché des tickets d'entrée pour des événements, et dans le fonds technologique Marcho Partners. "C'est carrément honteux", résume l'analyste Kristoff Van Houte de Kroffinvest.

Colruyt versus Ahold Delhaize

Dans la grande distribution, le contraste entre Colruyt et Ahold Delhaize est à son paroxysme. En Belgique, la concurrence est féroce à cause de l'arrivée de nouvelles chaînes de supermarchés comme Albert Heijn et Jumbo, tandis que les coûts augmentent fortement à cause de l'inflation, une inflation que les distributeurs peuvent difficilement répercuter sur leurs prix.

Colruyt est handicapé par sa politique de prix rouges. En garantissant d'offrir les prix les plus bas, il est le dernier à appliquer les hausses de prix des autres chaînes. Les résultats de Delhaize Belgique ne sont pas brillants, mais ils sont masqués par l'excellente performance du groupe dans les autres pays.

Colruyt réalise la majeure partie de son chiffre d'affaires en Belgique. Le groupe s'attend à une contraction de son bénéfice net et fait allusion à une nouvelle baisse du dividende.

Hausse des charges dans l'immobilier

Pour le secteur immobilier, nous pouvons déjà constater que chez certains acteurs, la remontée des taux commence à se faire sentir sous la forme d'une hausse des charges financières, au moment où les coûts de la construction augmentent. Ce fut notamment le cas chez Montea.

Aedifica – qui fait partie du Bel 20 – a vu son rendement brut passer de 5,5 à 5,4%. Comme de nombreux autres acteurs de l'immobilier en Belgique, Aedifica mise beaucoup sur la croissance. Mais celle-ci a un coût.

Le spécialiste en immobilier de soins émet régulièrement de nouvelles actions pour se financer, ce qui dilue les bénéfices à court terme. Conséquence? Aedifica a relevé ses estimations de hausse du bénéfice total de 175 à 177 millions d'euros pour cette année, mais les estimations par action baissent de 4,77 à 4,64 euros. Son concurrent Cofinimmo est confronté à la même situation.

Dividende Telenet réduit

La plupart des acteurs de l'immobilier ont cependant réussi à augmenter leur bénéfice par action. Le groupe d'immobilier logistique WDP et le bailleur d'espaces de stockage Shurgard arrivent en tête avec une hausse de 15%. Tous deux font mieux que les attentes. Les entreprises comme Xior, Intervest O&W et Ascensio ont réussi à augmenter leur bénéfice par action.

Ceux qui investissent dans l'immobilier le font souvent pour le dividende. Idem pour les sociétés de télécoms. Mais Telenet est arrivé avec de mauvaises nouvelles.

Pour supporter les importants investissements réalisés avec Fluvius dans un réseau de fibres optiques plus rapide, Telenet a décidé de réduire son dividende de deux tiers. Et ce, jusqu'en 2029! Proximus et Orange Belgium doivent aussi beaucoup investir, mais contrairement à Telenet, elles ont réussi à augmenter leur chiffre d'affaires.

Argenx versus UCB

Dans le secteur des biotechnologies, nous avons déduit des résultats semestriels d'argenx que son médicament Vyvgart avait pris un bon départ. Ce médicament contre la myasthénie grave (MG) fait l'objet d'une campagne éclair auprès des médecins et des patients.

Le Vyvgart n'est disponible sur le marché américain – crucial – que depuis janvier et a déjà généré 75 millions de dollars de chiffre d'affaires. Ce mois-ci, il a reçu l'approbation des autorités européennes, ce que les 1.500 patients belges attendaient probablement avec impatience. Argenx est toujours lourdement déficitaire, mais avec 2,6 milliards de dollars sur son compte courant, elle devrait pouvoir continuer pendant un certain temps.

Chez UCB, on doit rire jaune face au succès d'argenx. UCB développe également des médicaments contre la MG et a même deux fers au feu avec le rozanolixizumab et le zilucopan. Les deux retardataires – le "roza" et le "zilu" – auront du pain sur la planche pour faire leurs preuves et affronter le Vyvgart.

Argenx contrecarre UCB dans d'autres domaines. Les Bruxellois ont mis fin à leur programme de recherche du Roza contre la maladie du sang PTI (Purpura thrombopénique immunologique) à cause de "changements dans l'environnement concurrentiel". Lisez: argenx, car en mai, l'entreprise a publié d'excellents résultats de tests du Vyvgart contre le PTI.

L'action UCB a reculé après la publication de ses résultats. Les chiffres sont pourtant fondamentalement bons, mais ils sont surtout dus aux anciens médicaments dont les brevets sont proches de leur échéance. La plus grande déception du premier semestre fut l'absence de feu vert de l'autorité de contrôle américaine, la FDA, pour le Bimzelx, un médicament contre le psoriasis.

Galapagos en forme

Avec 4,4 milliards d'euros sur son compte courant, Galapagos est la société de biotechnologie qui affiche la plus solide position de trésorerie. La vente du médicament contre les rhumatismes – le Jyseleca – qui ne peut hélas être vendu aux États-Unis – se déroule relativement bien (35 millions d'euros).

Galapagos a toutefois augmenté de 30 millions d'euros ses besoins de trésorerie estimés, qui devraient cette année se monter à 480-520 millions d'euros. Vu que l'entreprise doit se réinventer, elle a racheté deux jeunes entreprises spécialisées en thérapies cellulaires axées sur le cancer.

Mais la recherche dans de nouveaux domaines coûte très cher. "Les investisseurs ne savent pas trop ce qu'ils doivent en penser, constate Jeroen Van den Bosch de KBC Securities. Il sera intéressant de voir quel type d'entreprise Galapagos rachètera avec sa montagne de cash. Nous applaudissons déjà le fait que certains programmes de recherche aient été stoppés pour que l'entreprise puisse davantage se concentrer."

Entreprises flexibles

Malgré la prudence affichée par de nombreuses entreprises, nous ne devons pas désespérer. La plupart des bilans sont suffisamment solides pour faire face à une tempête. Et la majorité des carnets de commandes sont davantage remplis qu'au cours de la même période de l'an dernier.

Les entreprises sont flexibles et prennent des mesures pour s'adapter aux difficultés du moment. Mais personne ne se plaindrait si l'Europe réussissait à contrôler la folle hausse des prix du gaz qui érode à vitesse grand V aussi bien notre compétitivité que notre pouvoir d'achat.

Le résumé
  • La saison des résultats touche à sa fin. Pour l'instant, le verdict est positif, malgré les vents contraires provoqués par la guerre en Ukraine, la flambée inflationniste, les perturbations au niveau de la chaîne d'approvisionnement et la hausse des taux
  • La plupart des entreprises ont réussi à répercuter la hausse des coûts sur leurs prix de vente. Pour l'instant, la reprise de l'inflation n'a pas pesé sur les marges bénéficiaires.
  • Les entreprises se montrent cependant plus prudentes pour le second semestre. Les principaux signes de ralentissement de la croissance viennent de l'industrie.
  • Mais la plupart des bilans sont suffisamment solides pour faire face à une tempête. Et la majorité des carnets de commandes sont davantage remplis qu'au cours de la même période de l'an dernier.

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