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L'homme qui ose critiquer la Chine et BlackRock

©Bloomberg

Une "erreur tragique". C'est ainsi que George Soros définit le développement de BlackRock en Chine.

C'est la polémique de la semaine. Alors que les relations demeurent très tendues entre la Chine et les USA, le géant américain BlackRock a lancé un fonds de placement en Chine et levé l’équivalent d’environ un milliard de dollars auprès de plus de 110.000 investisseurs chinois. Il s’agit du tout premier fonds géré entièrement par une firme étrangère qui s’adresse aux particuliers chinois.

Un homme n’a pas vraiment salué cette "première": George Soros. Ce dernier parle même d’une "erreur tragique" dans le chef de BlackRock dans une tribune dans le Wall Street Journal. L'histoire fait pas mal de bruit. Pensez, l’ancien roi de la gestion alternative qui attaque de front Larry Fink, le CEO du plus grand gestionnaire d'actifs au monde!

La nouvelle initiative de BlackRock intervient après que ce dernier ait recommandé récemment aux investisseurs de tripler leurs actifs chinois. Pour Soros, qui a fêté récemment ses 91 ans, déverser des milliards en Chine est une erreur. Cela pourrait même mettre en péril la sécurité américaine. L’argent qui va être injecté en Chine va soutenir le régime du président Xi Jinping, qui est répressif à l’intérieur du pays et agressif à l’extérieur. Soros appelle le Congrès américain à passer une loi qui permettrait de limiter les flux de fonds vers la Chine.

Pour George Soros, la Chine est tout le contraire d'une "société ouverte".

Selon lui, Larry Fink n’a pas compris les changements en cours en Chine avec des décisions qui mettent à mal les entreprises. Il met aussi en évidence la crise qui se développe dans le secteur immobilier chinois.

Soros ne parle pas au nom de son "family office", le Soros Fund Management, mais en tant que fondateur d'Open Society Foundations, organisation qui se bat pour promouvoir la liberté d'expression ainsi que la transparence des gouvernements. Selon lui, la Chine est tout le contraire d'une "société ouverte".  

Face aux critiques, la firme BlackRock a simplement indiqué qu'elle voulait répondre aux demandes des Chinois, notamment pour le défi des pensions.

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