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L'inflation US dépasse les attentes

Aux États-Unis, les prix des fruits et légumes ont bien augmenté au cours du mois de septembre. ©Avalon.red

L'inflation US a atteint 5,4% en septembre, contre 5,3% en août, alors qu'on attendait une stabilisation. L'inflation sous-jacente est conforme aux attentes.

Aux États-Unis, l'inflation accélère encore. En septembre, la hausse des prix a atteint 0,4% par rapport au mois d'août. Sur un an, le taux d'inflation s'établit à 5,4%, selon les données officielles publiées mercredi.

Selon le consensus des analystes sondés par l'agence Reuters, l'inflation devait s'élever à 0,3% sur un mois. D'un an à l'autre, elle était attendue à 5,3%, comme en août.

Effet sur le dollar

L'inflation sous-jacente ("core inflation"), faisant abstraction des prix de l'énergie et des produits alimentaires, est quant à elle ressortie conforme aux attentes: elle s'élève à 0,2% d'un mois à l'autre et à 4% sur un an.

1,154 $
Euro en baisse
Les chiffres de l'inflation ont renforcé le dollar. L'euro a reculé à 1,1540 dollar après la publication de l'indice, contre 1,1560 dollar auparavant.

L'annonce d'un taux d'inflation plus élevé que prévu a provoqué une hausse du dollar. Le billet vert s'échangeait à 1,1540 dollar pour un euro peu après la publication des chiffres de l'indice des prix à la consommation, contre 1,1560 dollar auparavant.

L'inflation américaine a été principalement soutenue par une hausse des prix des aliments et des frais de logement, tandis que les véhicules d'occasion, les vêtements et les billets d'avion sont devenus meilleur marché.

Inflation plus persistante?

Selon l'agence Bloomberg, l'évolution des frais de logement pourrait être synonyme d'une inflation plus persistante que prévu.

+0,5%
Hausse du coût des logement
Le coût des logements a grimpé de 0,5% en septembre, sa plus forte hausse depuis 2001.

Le prix de location d'une résidence principale a augmenté de 0,5% le mois dernier, soit la plus forte progression depuis 2001. L'estimation des frais comparables pour les propriétaires a enregistré sa plus forte hausse en cinq ans. Or, les frais de logement sont considérés comme un composant plus structurel de l'indice des prix à la consommation US, dans lequel ils représentent environ un tiers du total.

La Fed confortée

Le rapport de l'inflation de septembre confortera vraisemblablement la Réserve fédérale (Fed) dans son intention de commencer à réduire prochainement ses achats d'actifs. La banque centrale américaine se réunira les 2 et 3 novembre.

Une enquête réalisée par la Fed de New York, dont les résultats ont été dévoilés mardi, montre que les attentes des consommateurs américains en matière de hausse des prix ont continué à augmenter, atteignant même des records pour l'inflation attendue dans un an et dans trois ans.

"Transitoire est un gros mot."
Raphael Bostic
Président de la Fed d'Atlanta

Mardi, Raphael Bostic, président de l'antenne régionale de la Fed à Atlanta, a indiqué que la hausse de l'inflation persistait plus longtemps qu'attendu par les banquiers centraux et qu'il n'était donc pas approprié de qualifier cette hausse des prix de "transitoire". "Transitoire est un gros mot", a dit Raphael Bostic lors d'une vidéoconférence adressée au Peterson Institute for International Economics.

The outlook for inflation - Peterson Institute for International Economics

Comme pour marquer les esprits, M. Bostic s'est exprimé avec, à ses côtés, un bocal en verre barré d'une étiquette portant le mot "transitory" (transitoire). Chaque fois qu'il prononçait le "vilain mot", il déposait un dollar dans cette tirelire improvisée.

"Il est devenu de plus en plus évident que les caractéristiques de cet épisode qui a animé les pressions sur les prix - principalement les disruptions intenses et répandues de la chaîne d'approvisionnement - ne seront pas brèves", a affirmé Raphael Bostic. "Par définition, donc, les forces (de l'inflation, ndlr) ne sont pas transitoires."

Au sein de la Fed, M. Bostic est considéré comme un "faucon" ("hawk"), c'est-à-dire un banquier central partisan d'une politique monétaire plus ferme face à la montée des prix à la consommation, par opposition aux "colombes", les banquiers centraux qui préfèrent une politique souple destinée à soutenir l'emploi et l'économie.

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