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L'inflation va mettre les actions des brasseurs sous pression

©EPA

L'inflation US et les inquiétudes sur une recrudescence des contaminations en Chine ont freiné les indices européens et américains. À Bruxelles, AB InBev a pesé sur le Bel 20.

Les grands indices européens et américains étaient bien partis pour confirmer le rebond de la veille ce mardi et signer une seconde séance consécutive dans le vert. Ce n'est plus arrivé depuis le premier septembre dernier.

Mais c'était sans compter sur les chiffres de l'inflation américaine publiés en début d'après-midi et qui ont donné du grain à moudre aux investisseurs. Hors énergie et produits alimentaires, l'indice CPI s'affiche à 0,1% pour le mois dernier, contre 0,3% le mois précédent.

La cote a également montré des signes de frilosité avec la remontée des contaminations au Covid 19 en Chine, faisant craindre des confinements locaux.

C'est la première fois depuis le début de l'année qu'on constate un ralentissement, signe que l'inflation a peut-être atteint un pic. Les investisseurs ont, dans un premier temps, réagi positivement au tassement de l'inflation US, spéculant alors sur une prolongation de la politique monétaire ultra accommodante de la Fed.

Mais le doute s'est immiscé dans les paris des investisseurs et le repli des titres liés aux produits à la consommation et aux valeurs industrielles a grippé la tendance.

Au final, les places européennes ont terminé dans le rouge, le Bel 20 reculant notamment de 0,43%. À Wall Street, les trois principaux indices ont effacé l'avance conquise dans les premiers échanges pour perdre entre 0,1 et 0,6% à mi-séance.

La Chine inquiète

La cote a également montré des signes de frilosité avec la remontée des contaminations au Covid 19 en Chine, faisant craindre des confinements locaux.

Les valeurs du luxe, comme Kering (-2,76%), notamment propriétaire de la marque Gucci, ont été attaquées. Même constat pour le compartiment des matières premières. Le spécialiste de l'inox, Aperam , a ainsi abandonné 1,8% sur la séance.

AB InBev mieux placé que ses rivaux

L'action AB InBev, qui avait quelque peu rebondi la veille, est retournée faire un tour dans les profondeurs du classement du Bel 20. Le groupe brassicole a mal digéré une note de la banque d'investissement Berenberg qui, retour de l'inflation oblige, faisait le point sur le secteur européen de la bière.

Carlsberg, longtemps cité comme le chouchou du secteur, est plus sensible aux pressions inflationnistes que ses concurrents.

Selon les analystes du courtier allemand, les brasseurs pourraient voir leurs coûts grimper de 36% d'ici l'année prochaine. AB InBev est toutefois le mieux armé pour relever ce défi, estime-t-on chez Berenberg. Le numéro un de la cote bruxelloise dispose de marges nettement supérieures à ses concurrents et d'une part de marché qui lui permet de répercuter les hausses de prix sur les consommateurs.

Les rivaux du producteur de la Jupiler sont plus vulnérables à cet égard. Carlsberg, longtemps cité comme le chouchou du secteur, semble très sensible aux pressions inflationnistes. Tellement que la banque d'investissement recommande à présent de vendre les titres Carlsberg alors qu'elle était toujours à l'achat sur la valeur. Il n'y a donc plus que l'action AB InBev qui est conseillée à l'achat chez Berenberg.

En bourse, tant Carlsberg (-3,5%) qu'AB InBev (-1,68%) ont fait les frais de la revue des troupes effectuée par Berenberg. Notre brasseur national perd ainsi plus de 14% depuis le début de l'année.

Bouffée d'oxygène pour Hamon

Hors Bel 20, Hamon , le spécialiste de l'ingénierie industrielle, a grimpé de 6,42% pour tenter de s'extirper de la zone des "penny stocks", ces actions qui ne valent pas plus d'un euro. Le titre Hamon évolue à présent à 0,86 euro.

3,4
millions €
Hamon est parvenu à repasser dans le vert au terme du premier semestre, dégageant un bénéfice net de 3,4 millions d'euros, contre une perte de 17 millions d'euros un an plus tôt.

La performance du jour s'explique par les nouvelles réjouissantes présentées par la société. Grâce au rééchelonnement de sa dette, Hamon est parvenu à repasser dans le vert au terme du premier semestre, dégageant un bénéfice net de 3,4 millions d'euros, contre une perte de 17 millions d'euros un an plus tôt.

Pour rappel, avant la restructuration de la dette en juin, qui a de nouveau dilué considérablement les fonds propres, Hamon valait encore 2,7 euros.

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