L'or et les obligations encore favoris chez les investisseurs

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Cette semaine, les cours de l'or ont profité des tensions commerciales entre Américains et Chinois.

Les tensions commerciales ont de nouveau occupé les investisseurs, cette semaine sur les marchés. Malgré les soubresauts des indices boursiers, qui terminent sur une légère hausse hebdomadaire, les valeurs minières, y compris les producteurs d’acier, sont parvenues à dégager une belle performance. Les prix des métaux de base sont remontés depuis l’accord survenu entre le Mexique et les Etats-Unis dimanche dernier qui évite au Mexique des sanctions douanières américaines. Leur hausse a soutenu le cours des valeurs minières.

L’indice Stoxx des ressources de base signe la plus forte progression cette semaine, avec un gain de 4,53%, avec des titres comme Ango American en hausse de plus de 6%, et Imerys de plus de 11%. Le Stoxx 600 a lui avancé de 0,34%.

De plus, la perspective d’une baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, qui tiendra la semaine prochaine sa réunion très attendue de politique monétaire, a profité aux prix des métaux de base. Ceux-ci ont également anticipé de nouvelles mesures de relance économique en Chine.

Néanmoins, parmi les métaux, le minerai de fer a progressé le plus, parallèlement à l’or. Ceux-ci profitent des interruptions de production parmi les exportateurs au Brésil, où l’effondrement d’un barrage a provoqué des importants dégâts. Ils ont progressé de 11% cette semaine.

Pétrole en baisse

Les cours de l’or ont quant à eux continué de profiter des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui ne trouveront pas d’apaisement avant le sommet du G20 à la fin du mois d’après plusieurs analystes. "Des craintes renouvelées de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et son impact sur l’économie mondiale poussent les cours de l’or toujours plus haut" relève Mark O’Byrne, directeur de la recherche chez Goldcore. Le prix de l’once d’or en euro a progressé de 1,72% à 1203,31 euros sur la semaine.

Le secteur de l’énergie termine par contre dans le bas du Stoxx 600 avec un recul de 0,78%. Le repli des cours du pétrole sur la semaine a affecté le secteur. Le baril de Brent a perdu 2,13% à 61,94 USD en variation hebdomadaire. Les prix pétroliers ont souffert en début de semaine après la baisse des prévisions de croissance de la demande mondiale en 2019 par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) et l’annonce d’une augmentation inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis, selon les données de l’American Petroleum Institute.

Malgré le ralentissement de la croissance, l’EIA s’attend à ce que la production américaine de pétrole atteigne de nouveaux records en 2019 et 2020 pour culminer à 13,5 millions de barils par jour d’ici la fin 2020.

Mais jeudi, les cours du brut ont flambé après les attaques contre deux tankers dans le Golfe ravivant les craintes d’un conflit dans cette région cruciale pour le marché de l’or noir, d’autant que Washington a accusé l’Iran d’en être "responsable".

Cela n’a toutefois pas suffi pour inverser la tendance des cours du pétrole sur la semaine. "Des hausses massives des stocks dans un contexte économique instable ne permettent pas de construire un scénario de hausse des prix", résume Stephen Innes, analyste de Vanguard Markets.

Aversion au risque

La semaine sur les marchés en Europe a aussi été animée par un taux allemand à dix ans à un plus bas historique. Il a suivi le mouvement du taux américain à dix ans, prolongeant un repli favorisé à la fois par un climat d’aversion au risque et par des anticipations d’une baisse de ses taux par la Fed. Le taux allemand à dix ans est descendu à -0,26%. Le taux belge à dix ans a lui progressé de 0,15%. La faiblesse des taux a touché le secteur bancaire européen, en recul de 0,63% sur la semaine.

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