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L'oracle d'Edmonton

Greg Abel, vice-président de Berkshire Hathaway ©via/REUTERS

Greg Abel va-t-il succéder à Warren Buffett à la tête de Berkshire Hathaway? Les paris sont ouverts.

Le "Woodstock du capitalisme" portait très mal son nom cette année. Warren Buffett, 89 ans, s’est retrouvé un peu seul sur la grande estrade lors de l’assemblée annuelle de Berkshire Hathaway diffusée par visioconférence. Même son partenaire de toujours, Charlie Munger, 96 ans, avait préféré ne pas faire le déplacement à Omaha en raison du coronavirus. "Mais Charlie va très bien. Il a même découvert l’application Zoom pour les visioconférences", a rassuré Buffett.

Greg Abel adore comme Buffett se plonger dans les rapports annuels de sociétés.

C’est Greg Abel qui siégeait cette année aux côtés du "sage d’Omaha". De là à imaginer que le vice-président, responsable de Berkshire pour les activités non-assurance, est le successeur désigné de Buffett, il n’y a qu’un pas que certains n’ont pas hésité à franchir. Greg Abel a dix ans de moins que l’autre vice-président Ajit Jain, 68 ans, ce qui pourrait peser dans la balance à l’heure du choix. On le dit réservé et discret, mais sur la même longueur d’onde que Buffett. Il a débuté sa carrière chez PwC avant de rejoindre la société CalEnergy qui devint par la suite MidAmerican Energy, une société finalement rachetée par Berkshire Hathaway.

Au Canada, dont il est originaire, la presse l’appelle l’"oracle d’Edmonton". Il adore comme Buffett se plonger dans les rapports annuels de sociétés. "Ecoutez, personne n’est meilleur que Warren et Charlie", dit-il, tout en ajoutant que même sans eux, la culture ne changera pas chez Berkshire. Une manière de tenter de rassurer les actionnaires qui font plutôt grise mine ces derniers temps vu la sous-performance de l’action Berkshire. 

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