La Banque d'Angleterre laisse sa politique inchangée

Andrew Bailey, le gouverneur de la BoE, a souligné que la hausse des taux est cohérente avec les perspectives économiques. ©EPA-EFE

La banque centrale a laissé inchangés ses taux d'intérêt et son programme de rachats d'actifs. Elle souligne une évolution économique incertaine.

La Banque d'Angleterre (BoE) n'a pas touché à sa politique monétaire. Elle a maintenu à 0,1% son principal taux directeur et son programme de rachats d'actifs, dont l'objectif est d'atteindre 895 milliards de livres sterling. Elle continuera à injecter environ 4,4 milliards de livres sterling par semaine en rachetant des obligations sur les marchés. Elle a toutefois réitéré qu'elle pourrait diminuer le rythme de ces rachats dans le futur.

L'institution a justifié la poursuite de son soutien à l'économie du pays par des prévisions économiques incertaines. Celles-ci "continuent de dépendre de l'évolution de la pandémie, des mesures prises pour protéger la santé publique et de la manière dont les ménages, les entreprises et les marchés financiers répondent à ces développements"  a indiqué un communiqué de la BoE.

La hausse des taux obligataires reste cohérente avec le changement de perspective économique.
Andrew Bailey
Gouverneur de la Banque d'Angleterre

Le comité de politique monétaire de la BoE a aussi choisi de ne pas réagir face à la hausse du rendement des obligations britanniques, en déclarant que les conditions de financement n'ont pas beaucoup changé depuis le mois dernier. Lundi dernier, le gouverneur de la banque d'Angleterre, Andrew Bailey, avait indiqué que la hausse des taux obligataires reste "cohérente" avec le changement de perspective économique. Car depuis quelques semaines, la Grande-Bretagne entrevoit le bout du tunnel grâce à un plan de relance dévoilé ce mois-ci par le chancelier de l'Échiquier, Rishi Sunak, et le calendrier de déconfinement annoncé par le Premier ministre Boris Johnson, qui prévoit une levée de la plupart des mesures de restrictions d'ici juin. La BoE a constaté que le nombre d'hospitalisations et d'infections au Covid-19 a diminué, et que la campagne de vaccination se poursuit.

La BoE a décidé de repousser légèrement les attentes du marché d'une normalisation antérieure.
Simon Harvey
Analyste du marché des changes chez Monex Europe

Le taux de l'obligation britannique à dix ans a grimpé à un plus haut d'un an à 0,905% ce jeudi, parallèlement aux autres rendements européens dans le sillage du taux américain à dix ans au lendemain de la réunion de la Réserve Fédérale américaine. Du côté des devises, la livre sterling a reculé légèrement face au dollar après les remarques de la BoE, et a cédé une partie de ses gains face à l'euro. "La BoE a décidé de repousser légèrement les attentes du marché d'une normalisation antérieure", a souligné Simon Harvey, analyste du marché des changes chez Monex Europe.

La Banque d'Angleterre a aussi prévenu que l'inflation pourrait se rapprocher de son objectif de 2%, pour refléter la hausse des prix de l'énergie. Elle a toutefois souligné que les attentes pour l'inflation restent bien ancrées.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés