La BCE à nouveau sur le pont ce jeudi

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La Banque centrale européenne (BCE) et celle d’Angleterre donnent rendez-vous aux marchés ce jeudi.

La Banque centrale européenne (BCE) tient sa réunion de politique monétaire ce jeudi. Pas de bouleversement significatif à attendre. La conférence de presse qui suivra cette rencontre sera néanmoins suivie pour les éventuels changements de langage et une actualisation des projections macroéconomiques de l’institut monétaire. "Dans l’ensemble, nous pensons que la BCE optera pour un mode attentiste et tentera d’éviter un changement dans les attentes au niveau de sa politique monétaire", indique Aline Schuiling, senior economist chez ABN Amro. La BCE pourrait confirmer son anticipation d’une réduction de moitié des rachats obligataires mensuels à 15 milliards d’euros à compter d’octobre, tout en continuant de dire qu’elle prévoit de cesser les rachats d’actifs d’ici à la fin de 2018.

Lors de sa dernière réunion du 26 juillet, Mario Draghi, le président de la BCE, avait indiqué que l’institution toucherait à ses taux d’intérêt "au plus tôt d’ici la fin de l’été 2019". Est-ce à dire que ce sera en août de l’année prochaine, ou seulement en septembre, voire plus tard encore? On peut penser que lors de la conférence qui aura lieu après la réunion, Draghi sera prié d’être un peu plus explicite sur ce point.

Le risque italien, les tensions commerciales, les incertitudes sur le Brexit et le tassement de l’activité en zone euro devraient pousser la BCE à garder un ton relativement accommodant. "Et avec une BCE de ce ton-là, nous ne nous attendons pas à un communiqué susceptible de faire monter l’euro à court terme", entrevoient les stratèges d’UBS. L’euro évoluait ce mercredi en fin de journée à 1,1581 dollar, en retrait de 0,5% par rapport à son niveau de la fin juillet.

La BCE présentera de nouvelles prévisions à l’horizon 2000. "De légères révisions à la baisse sont possibles, mais la dynamique de croissance se stabilise à un niveau décent et les salaires s’accélèrent", affirme Marco Valli, économiste chez Unicredit. "De quoi convaincre la BCE qu’elle finira par atteindre son objectif d’inflation proche de 2%". Elle a été de 2% le mois passé. Toutefois, l’inflation de base, celle corrigée des éléments les plus instables et qui est l’indicateur principalement surveillé par la BCE, avait reculé d’un dixième de point en août, pour revenir à 1,2%.

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Un mot encore à propos du risque italien, dont il faut bien reconnaître qu’il s’est amoindri ces derniers jours, comme en atteste le repli du rendement de la dette italienne à 10 ans de 3,25% à 2,89%. Il est peu probable que le président de la BCE se détachera de sa neutralité vis-à-vis des développements politiques dans ce pays; il restera donc discret sur ce point.

Ce jeudi aussi, la Banque d’Angleterre dévoilera les conclusions de sa réunion. Elle devrait opter pour le statu quo après avoir relevé ses taux le 2 août de 0,25 point de pourcentage à 0,75%. En Turquie, où la banque centrale se réunit aussi, les économistes appellent à une hausse significative du taux directeur, alors que l’inflation est de 18% dans ce pays.

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