La BCE a-t-elle réussi à sauver l'euro?

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Happy birthday " Whatever it takes "! Il y a cinq ans, le président de la BCE annonçait que cette dernière ferait tout pour sauver l'euro. Une chose est sûre, les mesures, comme l'assouplissement quantitatif, ont encouragé la prise de risque, au détriment de l'épargne.

150 €
Entre autres grâce aux mesures de la BCE, les actions ont pris 50% de valeur en cinq ans. Donc, 100 euros d'actions achetées en 2012 valent désormais 150 euros.

Il y a cinq ans, le 26 juillet 2012, Mario Draghi prononçait une phrase qui allait sauver l’euro, à l’époque confronté à une profonde crise. Devant un panel d’analystes réunis à Londres, le président de la Banque centrale européenne (BCE) déclara à l’époque que l’institution européenne ferait "tout ce qui est nécessaire" ("whatever it takes") pour préserver l’euro. Et d’ajouter, avec un certain mystère enrobé de prescience : "Et croyez-moi, ce sera suffisant."

Dans la foulée, les marchés financiers ont connu une détente spectaculaire, les investisseurs étant désormais persuadés que la BCE agirait pour préserver l’intégrité de la zone euro. Ce que l’institut monétaire fera d’ailleurs dans les mois et les années suivants, en réduisant d’abord ses taux directeurs à des niveaux jamais vus, y compris en négatif pour ce qui concerne la facilité de dépôt, et en lançant ensuite un programme d’achats d’actifs sans précédent.

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Cette politique dite "ultra-accommodante" de la banque centrale a eu des conséquences pour les investisseurs et les épargnants. En ce qui concerne les marchés d’actions, la progression au cours des cinq dernières années est spectaculaire. La politique de la BCE a en effet encouragé la prise de risque, les actions devenant quasiment le seul actif procurant un rendement élevé. Ceux qui ont misé sur les obligations ont gagné moins mais ils ont gagné tout de même, parce que les achats de la BCE ont poussé les cours obligataires à des niveaux inédits. Cela fait d’ailleurs craindre à certains l’éclatement futur d’une bulle obligataire, mais c’est une autre histoire…

Enfin, les épargnants sont quant à eux les grands perdants de cette "répression financière" de la BCE : les taux d’intérêt des comptes d’épargne, au plancher, n’ont même pas permis de compenser l’inflation des cinq dernières années.

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