La BCE pas aussi optimiste qu'on le pensait

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne.

Le compte rendu de la dernière réunion de la Banque centrale européenne laisse transparaître un ton plus prudent au sujet des perspectives économiques que ce qui avait été exprimé officiellement. Depuis lors, le Covid-19 est passé par là...

Le regain d’optimisme de la Banque centrale européenne (BCE) exprimé en janvier doit être nuancé. C’est ce qui ressort du compte rendu de la dernière réunion du conseil des gouverneurs, publié ce mercredi.

L’organe décisionnel de la BCE avait évoqué, le 23 janvier dernier, des risques "moins prononcés" pour la croissance économique, grâce au début d’accord commercial intervenu entre les États-Unis et la Chine et à la clarification du processus du Brexit. Mais à la lecture du rapport de cette réunion, le ton est plutôt à la mise en garde pour l’avenir.

Le conseil a notamment "averti que des perspectives plus optimistes pour l’économie devaient être communiquées prudemment", indique ce compte rendu. "Une certaine prudence a aussi été exprimée sur le fait de devenir trop optimiste."

Crainte pour les taux

La BCE craignait qu'en évoquant une possible reprise de l'accélération de la croissance, les marchés réagissent exagérément, au point de pousser les taux d'intérêt à la hausse, ce qui aurait contrarié la politique monétaire de l'institution européenne qui vise précisément à contenir les taux pour soutenir la croissance de manière à relancer l'inflation.

Depuis lors, la situation a bien changé: les indicateurs conjoncturels n'ont pas été terribles et l'impact économique du Covid-19 s'est précisé.

Ces développements, combinés au ton plus prudent que prévu du compte rendu, font dire à Carsten Brzeski, chef économiste d'ING en Allemagne, que "l'optimisme de janvier sera difficile à maintenir à la réunion de mars" de la BCE.

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