La Belgique bientôt à la traîne en Europe

Peter Vanden Houte, chef économiste d'ING Belgique ©rv

A partir de 2014, l'économie belge ne figurera plus dans le peloton de tête des pays de la zone euro, prévoit Peter Vanden Houte, chef économiste d'ING Belgique. En cause, la hausse des coûts salariaux et la perte de compétitivité du pays.

La croissance économique de la Belgique ne sera plus supérieure à la moyenne de la zone euro à partir de l'année prochaine. C'est ce qu'anticipe Peter Vanden Houte, chef économiste d'ING Belgique. Celui-ci a dévoilé mercredi ses prévisions macroéconomiques pour le deuxième semestre de 2013.

"En 2013, la Belgique évitera une deuxième année de récession successive, avec toutefois une croissance nulle en 2013", indique l'économiste.

Selon Peter Vanden Houte, la perte de compétitivité du Royaume explique cette perspective inquiétante. "La Belgique perd de la compétitivité", affirme-t-il. "L'impact de cette évolution ressort désormais dans les chiffres." Il souligne notamment la détérioration de la balance des paiements du pays.

Marché "un peu trop optimiste" à l'égard de la Belgique

Avant la crise bancaire de 2008, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique présentaient un surplus de leur compte courant, tandis que l'Italie, l'Espagne et l'Irlande faisaient face à des déficits. Depuis lors, la Belgique doit composer avec des déficits alors que l'Irlande et, depuis peu, l'Espagne dégagent des surpus. L'Italie affiche quand à elle un équilibre.

Cette situation va freiner la croissance économique belge l'an prochain et la ramener au niveau de la moyenne européenne, alors que, depuis 2008, l'économie belge a toujours enregistré une croissance supérieure à cette moyenne.

Sur le marché obilgataire, les investisseurs restent pourtant bienveillants à l'égard de la dette publique belge: les obligations du Royaume affichent toujours des taux d'intérêt à des niveaux historiquement faibles. Peter Vanden Houte juge que le marché est "peut-être un peu trop optimiste". "Les élections de 2014 constituent un risque politique. Nous ne sommes pas négatifs sur les obligations belges mais bien un peu plus prudents."

L'économiste d'ING Belgique en conclut que la Belgique doit restaurer sa compétitivité et assainir son budget. "L'évolution des finances publiques n'est pas bonne. Nous sommes l'un des pays présentant les plus hauts coûts du vieillissement de la population. Des mesures supplémentaires sont nécessaires."

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