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La crise de l'énergie se fait sentir lourdement en Europe

Des entrerprises comme le producteur d'acier ArcelorMittal subissent des arrêts d'activités. ©Photo News

Les industries en Europe sont de plus en plus confrontées à une baisse de production voire une fermeture d'activités en raison de la crise de l'énergie.

La crise de l'énergie s'aggrave en Europe et touche désormais des entreprises comme les imprimeries et les producteurs de fruits et légumes en serre. Celle-ci frappe également la Chine et l'Inde, provoquant des pannes d'électricité et incitant à obtenir du charbon supplémentaire pour permettre aux ménages de passer l'hiver. Les industries et les gouvernements doivent désormais avoir recours à des moyens plus polluants pour maintenir l"économie en marche.

Avec une flotte électrique devenant trop chère, l'opérateur de fret britannique Freightliner se tourne de nouveau vers des trains fonctionnant au diesel pour transporter des marchandises vitales. C'est l'un des derniers exemples de la façon dont les industries changent de carburant pour réduire les coûts.

Le premier fabricant britannique de papier journal, Palm Paper, envisage de réduire sa production cet hiver après avoir mal couvert ses achats de gaz, qui constituent une grande partie de ses coûts. L'usine de papier suédoise Klippans Bruk en ressent également les effets, réduisant ses opérations et éliminant près d'un tiers de ses employés.

Fermeture, baisse de production

Les avertissements se multiplient concernant les fermetures à plus long terme des usines d'engrais en raison du gaz coûteux, ce qui ajoute aux inquiétudes futures concernant l'approvisionnement en céréales. Les coûts de chauffage élevés obligent les serres aux Pays-Bas, un géant de l'exportation de produits alimentaires, à rester dans le noir, menaçant de couper les fournitures de tomates, de concombres et de fleurs. Le Royaume-Uni connaît les mêmes problèmes.

Du côté du monde des producteurs de métaux, l'ambiance n'est pas non plus au beau fixe. Les géants du zinc Nyrstar et Glencore ont déclaré cette semaine qu'ils réduisaient la production des fonderies européennes, jusqu'à 50 % dans certains endroits, en raison de la hausse des coûts. Cela diminue l'offre de métal utilisé pour l'antirouille et pousse l'indice des prix des métaux à un niveau record. Dans l'acier, le premier producteur européen ArcelorMittal subit des arrêts d'activité. Bien que l'impact sur l'offre ne soit pas encore grave, les produits les plus touchés seront ceux utilisés dans la construction et qui sont généralement fabriqués dans des fours à arc électrique plus écologiques, plutôt que dans des fours au charbon.

Du côté des matériaux de construction, le fabricant français de matériaux de construction Saint-Gobain a averti qu'il compenserait les coûts énergétiques records en facturant davantage des produits tels que le plâtre, les toitures et les matériaux d'isolation. Le patron de British Glass a indiqué qu'un quart des 6 000 emplois de son industrie est menacé.

Les coûts élevés de l'énergie ont conduit la Chine à réduire sa production de silicium, l'un des éléments les plus abondants. Cela a entraîné une flambée des prix et des fabricants, dont le norvégien Elkem, suspendent les ventes de produits à base de silicone, un casse-tête pour les secteurs utilisant ce matériau dans tout, des pièces automobiles aux puces informatiques.

Des entreprises chimiques, dont BASF, la plus grande d'Europe, ont réduit leur production d'ammoniac. En plus d'être la base des engrais azotés, l'ammoniac est utilisé dans des industries telles que l'automobile, le textile, la santé et les cosmétiques. Le consultant CRU a déclaré le mois dernier qu'environ la moitié de la capacité d'ammoniac du continent risquait de fermer ou de réduire la production, ou était déjà fermée.

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