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La crise de la dette a appauvri les Belges

Au deuxième trimestre 2010, le patrimoine financier net des particuliers s'est réduit de 8,5 milliards d'euros pour atteindre 715,1 milliards d'euros. Un recul dû à la crise de la dette étatique qui a plombé les actions.

Si la crise de la dette étatique s’atténue depuis l’été dernier, elle a laissé des traces dans le portefeuille des Belges. Au 2e trimestre, le patrimoine financier net de l’ensemble de la population du pays a diminué de 8,5 milliards d’euros, passant de 723,6 milliards d’euros le 31 mars à 715,1 milliards le 30 juin 2010, selon les chiffres publiés mardi par la Banque nationale.

La principale explication de cet appauvrissement réside dans l’évolution des cours de Bourse. La valorisation des actions et des autres participations qui composent le patrimoine des Belges est passée de 207,8 milliards d’euros à 197,3 milliards, soit une contraction de 10,4 milliards d’euros (-5%). Les parts d’OPC (organismes de placement collectifs), soit les fonds et sicav, ont quant à elles fondu de 3,5 milliards d’euros (-3,4%) pour se chiffrer à 97,1 milliards dans l’ensemble des portefeuilles belges.

Rappelons que d’avril à juin, les marchés boursiers avaient subi un net recul à cause des inquiétudes pour les finances publiques de certains pays de la zone euro. Au deuxième trimestre, l’indice MSCI AC World, qui mesure l’évolution de l’ensemble des marchés d’actions en fonction de leur importance relative, avait chuté de plus de 12%. Face à cette déconvenue boursière, les Belges ont continué à alléger la part d’actions de leur portefeuille. Entre la fin mars et la fin juin, il se sont délestés de 560 millions d’euros d’actions. Ils ont également réduit leurs parts dans des OPC à concurrence de 1,7 milliard d’euros.

Comme c’est le cas depuis le début de la crise financière, les ménages ont continué à alimenter leur compte d’épargne. L’ensemble des livrets du pays a bénéficié d’un apport de 4,4 milliards d’euros au 2e trimestre, pour atteindre un total de 187,5 milliards. Mais les particuliers ont également prisé les produits d’assurance. Sur la même période, ceux-ci ont gonflé de 3,2 milliards d’euros, passant de 222,8 à 225,7 milliards en tout, compte tenu d’une petite dépréciation de 300 millions d’euros due à la mauvaise conjoncture boursière.

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