La crise du Covid-19 pourrait donner des idées à Sofina

Harold Boël, patron de la Sofina ©jonas lampens

La Bourse de Bruxelles a repris des couleurs ces derniers jours. Son indice Bel 20 a gagné 3,29% à 2.862,70 points. Quinze des valeurs qui le composent ont engrangé des gains.

  • La meilleure performance a été le fait d'Ageas. L'action de l'assureur, qui a plongé de 45% au cours des 5 dernières semaines, a rebondi de 27,2% à 33,20 euros. À l'inverse, Umicore y a signé la moins belle prestation. Elle a chuté de 14,48% à 31,37 euros. Ses dirigeants ont décidé de ne pas verser le solde de dividende en raison de la crise sanitaire. Dans un communiqué publié jeudi, ils indiquent qu’ils "évalueront le montant approprié à rendre aux actionnaires en 2020 une fois qu’il y aura plus de clarté sur le plein effet du COVID-19".
  • Sofina a rebondi de 12,38% à 185,20 euros. Le groupe d’investissement financier a publié dans la soirée de jeudi ses résultats pour l’année 2019. Son bénéfice net a progressé de 39% pour atteindre un montant record de  1,2 milliard d’euros. Par action, ses capitaux propres s’élevaient à fin 2019 à 226,92 euros. Sofina proposera à ses actionnaires de verser un dividende brut en progrès de 4,1% à 2,03 euros par action.
    Concernant l’épidémie de coronavirus, Sofina indique "avoir constitué un groupe de travail dont la tâche est de suivre de manière continue l’impact du Covid-19 sur les sociétés de son portefeuille", ajoutant qu’à ce stade, il semble toutefois que son portefeuille, pris de manière consolidée, fera preuve de résilience face aux effets du Covid-19, vu sa diversification géographique et sectorielle et sa perspective à long terme. La trésorerie solide de Sofina, ainsi que ses lignes de crédit non appelées, devraient également lui permettre de gérer les incertitudes liées à l’épidémie en cours et, le cas échéant, de saisir les opportunités d’investissement qui pourraient se présenter".

  • Proximus a gagné 4,35% à 20,16 euros. Le groupe télécom organisera ce mardi 31 mars une journée dédiée aux investisseurs.

  • IBA a bondi de 16,79% à 8 euros. Le spécialiste de la protonthérapie, qui a publié une baisse de 36,6% de ses profits en 2019 à 7,6 millions d’euros, estime être bien armé pour faire face à la crise du coronavirus. Il a décrété la distribution d’un dividende brut total de 0,076 euro par action.

  • Le groupe liégeois Moury Construct a publié vendredi un résultat net, part de groupe, par action diluée en progrès de 37,9% à 15,2 euros. Il proposera un dividende brut en hausse de 20,2%, à 6,25 euro par action (4,375 euros net). Pour l’année 2020, Moury Construct indique faire preuve de sérénité. "Toutefois, tant le niveau d'activité que le résultat opérationnel seront impactés par la crise du Covid-19 à laquelle nous sommes confrontés actuellement", précise le groupe de BTP. Son action s'est redressée de 5,93% à 143 euros.
Tant le niveau d'activité que le résultat opérationnel seront impactés par la crise du Covid-19 à laquelle nous sommes confrontés actuellement .
Moury Construct

  • Bekaert a cédé 1,13% à 14,93 euros. Le groupe communiquera sur l’impact de la crise du coronavirus en mai prochain. Pour l’heure, il a été contraint de fermer des usines et réduit le temps de travail de ses salariés.

  • Le titre de la Banque nationale de Belgique a pris 1,55% à 1.970 euros. La banque va proposer à ses actionnaires de réduire de 11,5% le montant net de son dividende à 85,8 euros par action.

  • EVS a annoncé de son côté envisager de supprimer le paiement de son dividende brut final de 0,50 euro par action. Cela devrait lui permettre de faire l’économie d’une dépense de 7 millions d’euros. En revanche, il maintient son programme de rachats d’actions qui, depuis 2018, lui a déjà coûté 9 millions d’euros. En bourse, EVS a reculé de 1,28% à 12,36 euros.

  • Deceuninck, qui a aussi décidé de ne pas distribuer de dividende, a vu son titre baisser de 2,14% à 1,37 euro.

  • Picanol s'est contracté de 0,79% à 50,40 euros. Le groupe a provisoirement fermé son site de production d’Ypres.

  • Autre société à passer le dividende, Roularta (codétenteur de Mediafin) a vu le cours de son action reculer de 2,3% à 12,60 euros au cours des cinq derniers jours.
©Mediafin

  • Dans le secteur automobile en Europe, DaimlerChrysler a rebondi de 19,96% à 27,20 euros à la Bourse de Francfort. À Paris, Peugeot a repris 6,68% à 12,065 euros et, à Milan, Fiat Chrysler a regagné 5,44% à 6,478 euros. La chute des cours de bourse des deux derniers constructeurs automobiles pourrait conduire à un réaménagement de leur accord de fusion. Il n’est par exemple plus certain que Peugeot et Fiat Chrysler tiennent leur promesse de payer chacun le dividende de 1,1 milliard d’euros.

  • À Wall Street, après son récent lourd plongeon, Boeing a repris de la hauteur sur l’espoir d’un soutien financier de la part du gouvernement fédéral américain. L’action s’est redressée de 75,9% à 167,155 dollars. À Paris, le titre de son concurrent Airbus a repris 6,88% à 68,17 euros. Le groupe, qui a décidé de passer le dividende, a indiqué qu’il était bien armé, financièrement parlant, pour traverser la crise que le secteur aéronautique subit actuellement.
    À Francfort, Lufthansa a lâché 1,22% à 9,048 euros et, à Paris, Air France s'est adjugé 6,82% à 4,931 euros. Fort matraqué depuis le début de la crise de coronavirus, le secteur des transports et des loisirs a été un des groupes sectoriels du Stoxx 600 les plus performants cette semaine, après ceux du pétrole (+19,4%), des assureurs (+15,24%) et des services financiers (+12,31%). Il a regagné 10,65%.

 

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