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La Fed observe des progrès dans l'économie américaine

Jerome Powell commente la décision de la Fed. ©AFP

La banque centrale américaine a laissé sa politique monétaire inchangée. Elle constate des progrès vers ses objectifs de plein emploi et de stabilité des prix.

Le soutien monétaire exceptionnel à l'économie américaine reste en vigueur, mais la Réserve fédérale (Fed) semble confirmer le scénario d'une annonce prochaine d'une future réduction de ses achats d'actifs. Mercredi, la banque centrale des États-Unis a annoncé le maintien de son principal taux d'intérêt directeur dans une fourchette allant de 0% à 0,25% et la poursuite de ses achats d'actifs au même rythme.

1,18 $
Réaction de l'euro
Après des déclarations de Jerome Powell sur l'emploi, le dollar s'est replié. L'euro a atteint 1,1842 dollar, contre moins de 1,18 dollar peu auparavant.

La banque centrale des États-Unis achète, chaque mois, 120 milliards de dollars d'obligations (80 milliards) et de crédits titrisés (40 milliards), ce qui permet de faire pression sur les taux d'intérêt dans l'ensemble de l'économie US.

Cette décision de politique monétaire était largement attendue par les économistes et les investisseurs. Ceux-ci attendaient surtout l'analyse de la Fed concernant la situation économique, caractérisée par un récent ralentissement de la reprise sur fond de propagation du variant Delta du coronavirus et une inflation toujours élevée.

"Les indicateurs de l'activité économique et d'emploi ont continué à se renforcer."
Le FOMC

Dans son communiqué, le comité de politique monétaire de la Fed (FOMC: Federal open market committee) estime que "l'économie a fait des progrès vers" ses objectifs de plein emploi et de stabilité des prix. Selon les banquiers centraux américains, "les indicateurs de l'activité économique et d'emploi ont continué à se renforcer".

Pas de mention du variant Delta

Ce constat de la Fed renforce l'idée qu'une future diminution des achats d'actifs pourrait être annoncée dans les prochains mois. Lors de sa traditionnelle conférence de presse après la réunion du FOMC, Jerome Powell, le président de la Fed, a indiqué que les banquiers centraux américains s'étaient plongés, pour la première fois, dans le débat sur la temporalité de cette future réduction des achats. Il s'est toutefois gardé d'en dévoiler davantage.

"Il ne semble pas que les effets du variant Delta seront très importants."
Jerome Powell
Président de la Fed

Par ailleurs, le communiqué de la banque centrale américaine ne mentionne pas du tout le variant Delta, dont la propagation inquiète les investisseurs ces derniers temps. Mais Jerome Powell a déclaré, au sujet de l'impact de ce variant sur l'économie: "Il ne semble pas que les effets seront très importants."

Encore "loin" du plein emploi

Concernant l'inflation, Jerome Powell a indiqué que celle-ci devrait revenir vers l'objectif à long terme de la Fed, à savoir 2%. Il a toutefois noté la possibilité que la hausse des prix se révèle plus élevée et plus persistante qu'attendu par la banque centrale. Mais il a prévenu que celle-ci utiliserait les instruments à sa disposition pour ramener l'inflation à 2% si nécessaire. Il n'y aura pas de "période prolongée" d'inflation au-delà de ce niveau, a-t-il affirmé.

"Les effets de la pandémie sur l'économie ont continué à diminuer, mais les risques sur les perspectives économiques persistent."
Jerome Powell
Président de la Fed

Concernant, la croissance, Powell a souligné les risques qui pèsent toujours sur l'évolution future de l'activité. Selon le patron de la Fed, "les effets de la pandémie sur l'économie ont continué à diminuer, mais les risques sur les perspectives économiques persistent".

Interrogé sur le chemin restant encore à parcourir pour que la Fed puisse réduire ses achats d'actifs, Jerome Powell a répondu: "Je dirais que nous avons encore du terrain à couvrir du côté du marché de l'emploi. Je pense que nous sommes assez loin d'avoir accompli des progrès substantiels vers l'objectif de plein emploi. Je voudrais voir des chiffres de l'emploi solides." Ces propos du président de la Fed ont pesé sur le dollar: l'euro a grimpé à 1,1842 dollar, contre moins de 1,18 dollar peu auparavant. Si la Fed maintenait ses taux directeurs très bas plus longtemps que prévu, cela rendrait le dollar moins attrayant par rapport à d'autres devises.

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