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La perdante et... la gagnante de la semaine

Lael Brainard, seule démocrate au sein du conseil des gouverneurs de la Fed. ©EPA

Lael Brainard n'a pas été nommée présidente de la Fed, mais elle continue à gagner en visibilité.

Lael Brainard, 59 ans, devra se contenter du poste de numéro deux à la Réserve fédérale (Fed) américaine. Le président américain Joe Biden a choisi la continuité en reconduisant Jerome Powell à la tête de la banque centrale. Brainard apparaît en fait comme la perdante et… la gagnante de la semaine.

Perdante, car, étant l’unique démocrate au conseil des gouverneurs de la Fed, d’aucuns la voyaient bien propulsée à la tête de l’institution monétaire. Gagnante, car elle monte en grade avec sa nomination en tant que vice-présidente. Elle gagne ainsi encore en visibilité et certains voient déjà en elle une future présidente de la banque centrale ou une potentielle secrétaire au Trésor, un poste que lui avait soufflé récemment Janet Yellen.

On peut compter sur Brainard pour défendre une réglementation bancaire et financière plutôt stricte.

Lundi, Lael Brainard n’a pas affiché le moindre soupçon de déception lors de l’annonce faite à la Maison-Blanche par Joe Biden. Même si elle est considérée comme une vraie colombe monétaire, elle a évoqué le combat à mener contre l'inflation. Mais elle a aussi insisté sur la nécessité de soutenir une croissance économique qui soit plus inclusive et plus durable pour les générations futures.

On peut compter aussi sur Brainard pour défendre une réglementation bancaire plutôt stricte. Sur ce plan, elle a souvent été en opposition avec les membres républicains de la Fed.

Cette diplômée de Harvard a travaillé pour McKinsey et à la Brookings Institution. Elle a conseillé l'ancien président Bill Clinton et a été sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales sous Barack Obama qui l'avait nommé à la Fed en 2014.

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