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La peur, mauvaise conseillère

Journaliste

Nouvelle débâcle sur les Bourses.

La panique s’est saisie, ce lundi, des investisseurs européens. Les particuliers ont soumis les systèmes informatiques de leurs courtiers en ligne à rude épreuve, à force de vendre leurs titres. Mais leur comportement n’a rien de rationnel, car les bénéfices des sociétés dans lesquelles ils ont investi ne vont pas fondre comme neige au soleil du jour au lendemain.

Toutefois, le profil d’investisseur joue aussi dans cette phase de correction que traversent les marchés d’actions. Pour les investisseurs qui détiennent leurs titres depuis quelques années, il est compréhensible qu’ils veuillent se débarrasser de leurs titres après la forte hausse des marchés d’actions depuis cinq ans déjà. Pour ceux qui sont entrés sur les marchés récemment, notamment en raison de la faiblesse des placements sans risque, cette sortie du marché est délicate. Plusieurs études universitaires ont montré que les particuliers qui investissent en Bourse ne choisissent pas d’acheter ou de vendre à un moment opportun.

Personne ne sait précisément ce que feront les marchés financiers demain, ni après-demain.

Mais après tout, ne vaut-il pas mieux rester investi? Car même après le krach de 2008, ceux qui disposaient d’un portefeuille diversifié, ce qui est très important, ont pu engranger des bénéfices grâce à la remontée des marchés. Le récent repli des bourses n’affecte pas leurs gains à long terme.

Récemment, John Bogle, le fondateur de la firme d’investissement Vanguard, a indiqué lors d’un entrerien au magazine "Time" l’importance des investissements à long terme. Car selon lui, le trading à court terme est une distraction, et ne fait qu’enrichir l’intermédiaire financier. Personne ne sait précisément ce que feront les marchés financiers demain, ni après-demain. Négocier des actions sur le court terme, c’est s’en remettre aux mains du hasard. Il ne faut pas s’étonner après si certains critiquent la Bourse comme étant un casino.

S’il faut un autre argument pour se convaincre d’investir à long terme, il suffit de regarder la progression du Bel20 sur une période de dix ans, voire de vingt ans.

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