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La pression sanitaire diminue pour le brasseur Carlsberg

Grâce à la réouverture progressive des bars, le groupe danois a vu ses ventes repartir au premier semestre pour atteindre 31,7 milliards de couronnes danoises (4,3 milliards d'euros). ©Bloomberg

La séance est restée relativement calme sur les marchés financiers mercredi, marquée par quelques rares rapports trimestriels.

Les principaux indices actions en Europe ont clôturé en ordre dispersé, les investisseurs optant pour la prudence avant la publication des dernières "minutes" de la Réserve fédérale. Le CAC 40 a cédé 0,73% et le Footsie britannique 0,16%, tandis que le Dax a rebondi de 0,28%.

"Jusqu'à présent, la semaine n'a pas été formidable pour les marchés européens."
Michael Hewson
Analyste de CMC Markets

"Jusqu'à présent, la semaine n'a pas été formidable pour les marchés européens quand bien même les pertes ont été modérées si on les compare aux gains de ce mois-ci", note Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Au niveau sectoriel, la tendance européenne a été menée par des valeurs défensives comme les compartiments des services aux collectivités ou "utilities" (+1,37%), de la santé (+0,84%), et de l'immobilier (+0,61%). On retrouve dans le bas du tableau des secteurs cycliques à l'instar des matières premières (-2,28%) ou de l'automobile (-0,35%).

Encore des résultats meilleurs que prévu

Le titre Alcon a signé la meilleure performance en Europe, avec un bond de 13,51%. Le fabricant suisse d'appareils médicaux a relevé ses prévisions annuelles après avoir dévoilé, mardi soir, un bond de 75% (69% à taux constant) de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre. "La saine reprise de l'activité sous-tend notre confiance dans la croissance de notre chiffre d'affaires avec une innovation continue et la demande croissante de soins oculaires", a commenté son CEO David Endicott dans un communiqué. Le groupe vise désormais des ventes nettes entre 8 et 8,2 milliards de dollars en 2021, contre 7,8 et 8 milliards prévus auparavant.

8-11%
Fort de solides résultats au deuxième trimestre, Carlsberg table désormais sur une croissance organique du bénéfice d'exploitation de 8% à 11%, contre 5% à 10% précédemment.

De son côté, Carlsberg (+2,26%) a vu son chiffre d'affaires bondir de 10% sur base annuelle au cours du premier semestre, pour atteindre 31,7 milliards de couronnes danoises (4,3 milliards d'euros). Le bénéfice net a lui augmenté de 6% sur la même période, à 3 milliards de couronnes (407 millions d'euros). Fort de ces résultats, le brasseur danois a revu à la hausse ses prévisions pour 2021: il table à présent sur une croissance organique du bénéfice d'exploitation de 8% à 11%, contre 5% à 10% précédemment.

Le néerlandais Prosus (+1,87%) a pour sa part surfé sur les résultats du chinois Tencent, dans lequel il détient une participation de 28,9%. Le géant chinois des jeux vidéos et des réseaux sociaux a fait état d'une hausse de 29% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 42,6 milliards de yuans (5,61 milliards d'euros). C'est bien mieux que ce à quoi les analystes s'attendaient (34,4 milliards de yuans).

Les biotechs mènent la danse à Bruxelles

À la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 est parvenu à garder la tête hors de l'eau, clôturant sur une progression de 0,44% à 4.342,24 points. Le trio de tête est composé d'Argenx (+2,36% à 268,40 euros), de Galapagos (+1,12% à 51,24 euros) et d'Elia (+0,94% à 106,90 euros).

"Cruciale est la promesse de la direction [de Lotus Bakeries] d'augmenter la vélocité de l'action grâce à des relations plus actives avec les investisseurs."
Berenberg

L'action KBC (+0,79% à 71,06 euros) a profité d'un rapport de Morgan Stanley. La banque d'investissement américaine a relevé son objectif de cours à 81 euros contre 77 euros avant. Sa recommandation reste à "neutre".

Hors Bel 20, Lotus Bakeries (-2,53% à 5.400 euros) a essuyé une vague de prises de bénéfices. La banque d'investissement allemande Berenberg, seul broker à être encore à l'achat sur la valeur, a revu à la hausse son "target price", passant de 5.400 à 6.000 euros. "Cruciale est la promesse de la direction d'augmenter la vélocité de l'action grâce à des relations plus actives avec les investisseurs", souligne l'analyste James Targett. "Cette faible liquidité est la remarque la plus courante des investisseurs sur notre recommandation d'achat".

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