"La question est de savoir si nous allons vers une récession marquée ou un rebond" (Peter Vanden Houte)

©Emy Elleboog

Pour 2020, Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique, s'attend à une activité économique qui ralentira de 2,3% à 1,4% aux Etats-Unis et de 1,1% à0,7% dans la zone euro.

" Nous sommes aujourd’hui proches du creux conjoncturel de 2011 et la question est de savoir si nous allons vers une récession marquée, ou si nous allons rebondir. Nous pensons que la vérité se trouve quelque part entre les deux ", souligne Peter Vanden Houte , économiste en chef d’ING Belgique. Il s’attend en effet à ce que les indicateurs économiques restent faibles pour les prochains mois, avec une correction des stocks toujours en cours aux Etats-Unis.

Selon l’économiste, il existe désormais un intérêt commun entre la Maison Blanche et la Chine pour parvenir à un accord modeste durant les prochains mois. " D’un côté, Donald Trump va viser une réélection, et devra donc éviter une hausse du chômage. D’un autre côté, l’activité économique en Chine est clairement en train de marquer le pas ". La tendance à un protectionnisme accru au niveau mondial est toutefois une lame de fond appelée à se poursuivre.

La croissance de l’économie européenne devrait souffrir, vu son exposition plus importante aux échanges commerciaux. " La confiance des chefs d’entreprises s’est dégradée un peu partout. Et nous constatons que la méforme du secteur manufacturier est en train de s’étendre à d’autres secteurs, comme la construction, en épargnant pour le moment la consommation et le secteur des services ".

Toutefois, les politiques accommodantes des grandes banques centrales devraient permettre un rebond au début de l’année prochaine, même si les attentes du consensus restent encore trop élevées, tant pour la croissance économique que pour la progression des résultats des entreprises. Pour 2020, l'économiste s’attend à une activité économique qui ralentira de 2,3% vers 1,4% aux Etats-Unis et de 1,1% vers 0,7% dans la zone euro.

Nous sommes aujourd’hui proches du creux conjoncturel de 2011 et la question est de savoir si nous allons vers une récession marquée, ou si nous allons rebondir. Nous pensons que la vérité se trouve quelque part entre les deux.
Peter Vanden Houte
Economiste en chef d’ING Belgique

Stratégie

Dans ce contexte, Steven Vandepitte, stratégiste senior chez ING Belgique,  estime qu’il faut rester prudent, avec des valorisations qui ont déjà intégré une faiblesse persistante des taux d’intérêts. " La baisse est limitée par la faiblesse des taux, et la hausse par la croissance attendue des résultats ". Il estime que le mouvement observé vers les actions value pourrait se poursuivre durant les prochains mois.

Nous sommes en fin de cycle, mais en l’absence d’une récession durant les 12 prochains mois, nous estimons qu’il reste encore une marge de progression pour les bourses. En outre, la dernière phase d’un marché haussier est souvent caractérisée par une forte progression des cours, et il convient donc de rester pragmatiques ". Il apprécie dans ce contexte une exposition via quelques grandes thématiques, comme les énergies renouvelables, la cybersécurité ou la robotique.

 

 

 

" Nous sommes aujourd’hui proches du creux conjoncturel de 2011 et la question est de savoir si nous allons vers une récession marquée, ou si nous allons rebondir. Nous pensons que la vérité se trouve quelque part entre les deux ", souligne Peter Vanden Houte , économiste en chef d’ING Belgique. Il s’attend en effet à ce que les indicateurs économiques restent faibles pour les prochains mois, avec une correction des stocks toujours en cours aux Etats-Unis.

Selon l’économiste, il existe désormais un intérêt commun entre la Maison Blanche et la Chine pour parvenir à un accord modeste durant les prochains mois. " D’un côté, Donald Trump va viser une réélection, et devra donc éviter une hausse du chômage. D’un autre côté, l’activité économique en Chine est clairement en train de marquer le pas ". La tendance à un protectionnisme accru au niveau mondial est toutefois une lame de fond appelée à se poursuivre.

La croissance de l’économie européenne devrait souffrir, vu son exposition plus importante aux échanges commerciaux. " La confiance des chefs d’entreprises s’est dégradée un peu partout. Et nous constatons que la méforme du secteur manufacturier est en train de s’étendre à d’autres secteurs, comme la construction, en épargnant pour le moment la consommation et le secteur des services ".

Toutefois, les politiques accommodantes des grandes banques centrales devraient permettre un rebond au début de l’année prochaine, même si les attentes du consensus restent encore trop élevées, tant pour la croissance économique que pour la progression des résultats des entreprises. Pour 2020, il s’attend à une activité économique qui ralentira de 2,3% vers 1,4% aux Etats-Unis et de 1,1% vers 0,7% dans la zone euro.

 

Recommandations                

Dans ce contexte, Steven Vandepitte, stratégiste senior chez ING Belgique,  estime qu’il faut rester prudent, avec des valorisations qui ont déjà intégré une faiblesse persistante des taux d’intérêts. " La baisse est limitée par la faiblesse des taux, et la hausse par la croissance attendue des résultats ". Il estime que le mouvement observé vers les actions value pourrait se poursuivre durant les prochains mois.

" Nous sommes en fin de cycle, mais en l’absence d’une récession durant les 12 prochains mois, nous estimons qu’il reste encore une marge de progression pour les bourses. En outre, la dernière phase d’un marché haussier est souvent caractérisée par une forte progression des cours, et il convient donc de rester pragmatiques ". Il apprécie dans ce contexte une exposition via quelques grandes thématiques, comme les énergies renouvelables, la cybersécurité ou la robotique.

 

" Nous sommes aujourd’hui proches du creux conjoncturel de 2011 et la question est de savoir si nous allons vers une récession marquée, ou si nous allons rebondir. Nous pensons que la vérité se trouve quelque part entre les deux ", souligne Peter Vanden Houte , économiste en chef d’ING Belgique. Il s’attend en effet à ce que les indicateurs économiques restent faibles pour les prochains mois, avec une correction des stocks toujours en cours aux Etats-Unis.

Selon l’économiste, il existe désormais un intérêt commun entre la Maison Blanche et la Chine pour parvenir à un accord modeste durant les prochains mois. " D’un côté, Donald Trump va viser une réélection, et devra donc éviter une hausse du chômage. D’un autre côté, l’activité économique en Chine est clairement en train de marquer le pas ". La tendance à un protectionnisme accru au niveau mondial est toutefois une lame de fond appelée à se poursuivre.

La croissance de l’économie européenne devrait souffrir, vu son exposition plus importante aux échanges commerciaux. " La confiance des chefs d’entreprises s’est dégradée un peu partout. Et nous constatons que la méforme du secteur manufacturier est en train de s’étendre à d’autres secteurs, comme la construction, en épargnant pour le moment la consommation et le secteur des services ".

Toutefois, les politiques accommodantes des grandes banques centrales devraient permettre un rebond au début de l’année prochaine, même si les attentes du consensus restent encore trop élevées, tant pour la croissance économique que pour la progression des résultats des entreprises. Pour 2020, il s’attend à une activité économique qui ralentira de 2,3% vers 1,4% aux Etats-Unis et de 1,1% vers 0,7% dans la zone euro.

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Dans ce contexte, Steven Vandepitte, stratégiste senior chez ING Belgique,  estime qu’il faut rester prudent, avec des valorisations qui ont déjà intégré une faiblesse persistante des taux d’intérêts. " La baisse est limitée par la faiblesse des taux, et la hausse par la croissance attendue des résultats ". Il estime que le mouvement observé vers les actions value pourrait se poursuivre durant les prochains mois.

" Nous sommes en fin de cycle, mais en l’absence d’une récession durant les 12 prochains mois, nous estimons qu’il reste encore une marge de progression pour les bourses. En outre, la dernière phase d’un marché haussier est souvent caractérisée par une forte progression des cours, et il convient donc de rester pragmatiques ". Il apprécie dans ce contexte une exposition via quelques grandes thématiques, comme les énergies renouvelables, la cybersécurité ou la robotique.

 

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