La semaine prochaine

Ce sera au tour de la Banque d'Angleterre d'annoncer sa politique monétaire. ©REUTERS

Les chiffres de l'inflation en mai aux États-Unis seront attendus par des investisseurs inquiets. La Banque d'Angleterre annoncera sa décision sur sa politique monétaire.

Plusieurs statistiques clés et une banque centrale vont animer les marchés la semaine prochaine. En Europe, les indicateurs PMI des services et de l'industrie en juin pour la zone euro seront publiés mercredi. Les analystes de Bank of America estiment que ces chiffres vont montrer une amélioration du côté des services, mais devraient ressortir un peu plus bas que le mois précédent pour l'indice manufacturier. Des indicateurs sur le sentiment des affaires ou du consommateur seront aussi annoncés en Belgique, France, Allemagne et Italie.

Aux États-Unis, les chiffres de l'inflation en mai seront particulièrement scrutés vendredi. Les investisseurs cherchent une confirmation que les prix à la consommation s'emballent pour justifier leur placement contre l'inflation. La Réserve fédérale américaine a contrarié les espoirs des investisseurs mercredi dernier en changeant le ton de sa politique monétaire, désormais moins accommodante.

"Nous nous attendons à ce que la BoE veuille protéger ce qui pourrait s'avérer être une reprise fragile, avec une activité économique bien en deçà de son chemin d'avant la pandémie."
George Buckley
Analyste chez Nomura

En Europe, les analystes guetteront la réunion de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE) jeudi prochain. Ils se demandent si l'institution va suivre la Fed sur la direction de ses taux d'intérêt et sur ses mesures de soutien à l'économie. Chez Bank of America, les analystes ne s'attendent pas à un changement de ton dans le chef de la banque centrale. "Nous nous attendons à ce que la BoE veuille protéger ce qui pourrait s'avérer être une reprise fragile, avec une activité économique bien en deçà de son chemin d'avant la pandémie", a souligné George Buckley, analyste chez Nomura. La BoE est confronté, elle aussi, à une inflation plus élevée que son objectif de 2%. Mais selon un panel d'économistes interrogés par Reuters, les prix à la consommation peuvent grimper jusqu'à 3% en Grande-Bretagne avant que la banque centrale ne réagisse. Ils ne s'attendent pas à une hausse des taux d'intérêt britanniques avant 2023. La BoE avait abaissé ses taux à 0,10% au début de la pandémie et repris ses rachats d'actifs, pour rappel.

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