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La volatilité ne faiblit pas sur le pétrole

©AFP

Les cours du brut jouent de nouveau les montagnes russes. Tiraillés entre une offre excédentaire et de nouvelles tensions au Moyen-Orient, les investisseurs ne savent plus où donner de la tête.

Il faut avoir le cœur bien accroché ces temps-ci sur le marché pétrolier. Rien que mercredi, les prix ont une nouvelle fois connu des "mouvements spectaculaires": le Brent a perdu jusqu'à 17% en matinée – retombant à son plus bas niveau depuis 1999 – avant d'être catapulté au-dessus des 20 dollars le baril. La tendance est encore plus marquée du côté du WTI, qui est passé de -11% à +30% en une seule séance.

"Pour beaucoup d'investisseurs, ce qui se passe sur le marché pétrolier est le signal que l'économie mondiale risque d'être à l'arrêt pendant plusieurs mois et certainement beaucoup plus longtemps qu'anticipé initialement."
Christopher Dembik
Responsable de l'analyse macroéconomique chez Saxo Bank

Les investisseurs ont vivement réagi à l'annonce de nouvelles tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Donald Trump a ordonné à la marine américaine d'ouvrir le feu sur tout navire iranien qui la harcèlerait en mer.

Du côté des analystes, le débat fait rage pour savoir ce que signifie cette forte volatilité sur les cours pétroliers et si les perspectives resteront durablement négatives. "Pour beaucoup d'investisseurs, ce qui se passe sur le marché pétrolier est le signal que l'économie mondiale risque d'être à l'arrêt pendant plusieurs mois et certainement beaucoup plus longtemps qu'anticipé initialement", explique Christopher Dembik, de Saxo Bank.

D'aucuns pointent également ce problème d'offre excédentaire, exacerbé par les mesures de confinement. Cela provoque un phénomène de "contango", c'est-à-dire que les ventes pour livraison immédiate rapportent moins que des ventes à terme. Ce qui pousse les compagnies à retarder les livraisons. En témoignent les chiffres de stockage aux USA: selon les données publiées par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) ce mercredi, les stocks ont augmenté de 15 millions de barils la semaine dernière. 

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