La volatilité s'est totalement dissipée sur les Bourses

©EPA

La variation des indices a été inférieure à 1% cette semaine. Les bénéfices des entreprises européennes ont progressé plus rapidement (+16,9%) que ceux de leurs homologues américaines au 4e trimestre 2017.

On prend les mêmes et on recommence. L’intérêt des investisseurs pour les actions technologiques a permis à la Bourse de New York de confirmer sa remontée d’il y a 8 jours. Porté par les belles performances signées par des valeurs comme United Technologies, Boeing, Apple, Cisco, Microsoft et Intel l’indice Dow Jones a enregistré une baisse insignifiante de 0,25% à 25.132 points. Sur le Nasdaq, où se trouvent cotées les plus grosses pointures technologiques, l’indice Composite a encore pris, lui, 0,15% à 7.264,94 points.

L’enthousiasme dont font preuve les investisseurs pour acheter des actions reste malgré tout loin d’être comparable à celui qui prévalait jusqu’à la fin du mois de janvier, lorsque le marché caracolait à des sommets. Excepté mardi (-1,1%), les variations de l’indice n’ont jamais été supérieures au pour cent d’un jour à l’autre.

Retour aux fondamentaux

La performance hebdomadaire du Dow Jones aurait pu être meilleure si Walmart, un de ses poids lourds, n’avait pas chuté de 10% mardi, suite à la publication de résultats décevants pour son 4e trimestre de 2017.

16,3%
.
Suivant un calcul concocté par Bloomberg, la croissance des résultats des entreprises du S&P 500 s’est élevée à 16,3% en moyenne au 4e trimestre.

Cela dit, la chute du cours de l’action du 1er distributeur au monde a ceci de positif: elle tend à indiquer que le marché se recentre à nouveau sur les fondamentaux des entreprises cotées à Wall Street. Et puisqu’on en est à parler des résultats enregistrés par ces sociétés en 2017, précisons que, suivant un calcul concocté par Bloomberg, la croissance des résultats des entreprises du S&P 500 s’est élevée à 16,3% en moyenne au 4e trimestre. Il s’agit à tout le moins d’une belle prestation, si l’on se souvient qu’avant même que ne démarre l’actuelle saison de publications des résultats, les analystes tablaient sur une croissance moyenne de 11,9%.

Comme on pouvait s’y attendre, les meilleurs chiffres sont le fait des secteurs de l’énergie (+106,4% en moyenne), des matériaux (+39,4%) et des technologies de l’information (+20,2%). À ce jour, 447 sociétés composant l’indice S&P 500 ont déjà publié leur résultat.

Par ailleurs, il est piquant d’observer que Wall Street résiste aux anticipations inflationnistes qui sont pourtant élevées aux Etats-Unis. C’est même le jour où le bon du Trésor à 10 ans américain a atteint son plus haut niveau depuis janvier 2014, c’est-à-dire mercredi, que le Dow Jones a touché son meilleur niveau de la semaine. Il était monté jusqu’à 2,95%, avant de revenir à 2,89% à la veille de ce week-end.

L’euro en baisse

En Europe, là où les anticipations d’inflation sont nettement moindres, la plupart des Bourses n’arrivent pas vraiment à redécoller. L’euro n’a pourtant cessé de céder du terrain depuis lundi passé. Ce qui est une nouvelle positive pour les exportations de la zone euro. La monnaie européenne est passée de 1,2435 à 1,229 dollar.

0,80%
.
Grâce à des titres comme Bekaert, Proximus et Engie, l’indice bruxellois s’est offert un gain de 0,80% à 3.972,53 points.

Concernant la parité euro-dollar, la perspective d’une hausse des taux d’intérêt en mars aux Etats-Unis favorise bien entendu le dollar. En même temps, la publication jeudi du rapport ("les minutes") de la réunion de janvier de la Banque centrale européenne défavorise l’euro. Dans ces minutes, on y lit notamment que "les responsables excluent toute évolution de leur discours dans l’immédiat, même à la marge, en jugeant prématuré de préparer les esprits à une normalisation de leur politique monétaire". Les taux à 10 ans européens sont du coup revenus à leur niveau du 26 janvier. À 0,66% pour le Bund allemand à 10 ans.

Dans ce contexte, l’indice Stoxx 600 n’a pris que 0,14% à 381,14 points. À Bruxelles, le BEL 20 est parvenu à mieux se porter. Grâce à des titres comme Bekaert, Proximus et Engie, l’indice bruxellois s’est offert un gain de 0,80% à 3.972,53 points.

Bien que généralement plutôt encourageants, les résultats des sociétés n’arrivent pas à avoir un impact durable sur l’évolution des indices boursiers en Europe. Incontestablement, l’Europe maintient son retard sur Wall Street. Sans doute, les séances de rattrapage ne sont que partie remise. D’autant que les bénéfices des entreprises européennes ont progressé plus rapidement (+16,9%) que ceux de leurs homologues américaines au 4e trimestre 2017.

Lire également

Contenu sponsorisé

Partner content