Le Bel 20 démarre février sur les chapeaux de roues

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Avec un gain de 2,63%, l'indice bruxellois a signé l'une des meilleures hausses du jour. Il faut dire que les marchés européens ont achevé leur séance sur une course aux gains, insufflée par les États-Unis où l’indice ISM de l’activité manufacturière a atteint son plus haut niveau depuis juin. Ajoutez à cela de bons indicateurs venus de Chine mais aussi de la zone euro, et vous obtenez une séance verte à travers toute l’Europe boursière.

L’heure a une nouvelle fois été aux gains, pour les indices européens. Il faut dire que le climat a particulièrement été bon : l’activité manufacturière a signé des rebonds en Chine, en zone euro et aux États-Unis. Résultat : l’ombre d’une reprise économique a plané sur le moral des investisseurs.

A la clôture, le Footsie-100 londonien a gagné 1,92% à 5.790,72 points. À Paris, le Cac 40 a bondi de 2,09% à 3.367,46 points et à Amsterdam, l'AEX a avancé de 2,10% à 325,15 points. Quant au Dax francfortois, il s'est élevé de 2,44% à 6.616,64 points.

Le Bel 20 a signé l'une des meilleures hausses en Europe, avec une montée de 2,63% à 2.264,73 points. L'indice a particulièrement été dopé par Bekaert, qui s'est enrichi de 7,01% à 33,27 euros. Le groupe a bénéficié non seulement de la hausse de l'activité manufacturière en Chine, où il est très actif; mais en plus, l'entreprise active dans la transformation de métaux a surfé sur le regain de confiance présent sur les marchés, et très profitable aux valeurs cycliques.

Et du côté des indices globaux, les hausses ont également été de rigueur, de l'ordre de 1,69% pour le Stoxx 50 (à 2.463,23 points) et de 2,00% pour le Stoxx 600, à 259,51 points. Les valeurs bancaires ont signé la meilleure performance, avec un bond de 3,77% à 150,66 points. Les automobiles et leurs composantes n'ont pas été en reste, puisque leur compartiment a gagné 3,30% à 323,40 points.

Pluie de PMI

En début de séance, les indices ont été soutenus par la perspective d’un accord concernant la dette grecque. En effet, des banquiers et responsables politiques ont affirmé qu’un accord serait trouvé sous peu, soutenant le sentiment des investisseurs.

En Chine, le secteur industriel a signé une faible croissance en janvier, mais suffisante pour ravir les marchés. Les analystes tablaient sur un repli de l’activité manufacturière, qui s’est finalement maintenue vers l’expansion. L'indice PMI a en effet atteint 50,5 en janvier, contre 50,3 un mois plus tôt.

En zone euro, c’est également l’activité manufacturière qui a soutenu les marchés. Avec un indice PMI à 48,8, la contraction économique est restée de mise, pour son sixième mois consécutif. Mais c’est quand même une progression qui a été recensée, après 46,9 en décembre. De plus, la première économie des Dix-sept a affiché un indice PMI en hausse pour la première fois depuis septembre, à 51,00.

Du côté des États-Unis, différents indicateurs ont été publiés. L’indicateur ADP a déçu, affichant une baisse de 42% des créations d’emplois dans le secteur privé. Mais un peu plus tard, l’indice ISM a été publié à un plus haut depuis juin, à 54,1%. De plus, les dépenses de construction ont augmenté de 1,5% en décembre. Cependant, 2011 est restée une nouvelle année de baisse pour ces dépenses, la cinquième de suite.

Obligations réussies

Par ailleurs, le Bund a confirmé son succès, ce mercredi, à l’occasion de la seconde adjudication de l’année de la Bundesbank. L'Allemagne a placé 4,093 milliards d'euros de papier obligataire à 10 ans, à un rendement en baisse à 1,82% contre 1,93% lors de la précédente opération de ce type.

Quant au Portugal, il a émis pour 1,5 milliard d'euros de bons, répartis également entre échéances à trois et six mois, et a bénéficié d'une baisse des rendements. Le trois mois affichait un taux de rendement moyen de 4,068% contre 4,346% lors de l'adjudication précédente voici deux semaines, tandis que l'émission à six mois a dégagé un taux de rendement moyen de 4,463% contre 4,740%.

Le succès de ces adjudications s’est également fait sentir sur le front des taux, où une détente quasi-généralisée a été observée, avec une mention spéciale pour Lisbonne qui a vu son coût d’emprunt à 10 ans fondre de 79 points de base, à 14,15%. Quant au taux belge, il a baissé de 11 points de base à 3,51%.

Du côté de l’euro, la monnaie unique a renoué avec les hausses, prenant 0,90% à 1,3202 USD.


Économie & Politique

  • Chine

- L'expansion de l'activité manufacturière s'est poursuivie au mois de janvier malgré le fléchissement des commandes venant de l'étranger en raison de la crise internationale, selon un indice officiel publié mercredi. L'indice PMI des directeurs d'achat publié par la Fédération chinoise de la logistique et des achats (CFLP), une organisation proche du gouvernement, a atteint 50,5 le mois dernier contre 50,3 en décembre, selon un communiqué de la CFLP. Un indice supérieur à 50 indique une expansion, et un chiffre inférieur à ce seuil une contraction.

  • Zone euro

- L'activité manufacturière s'est contractée en janvier, pour le sixième mois consécutif, le sursaut affiché par l'Allemagne n'ayant pas suffi à éviter que la déprime se prolonge, montrent les chiffres de l'enquête réalisée par Markit auprès des directeurs d'achat. La production industrielle a certes progressé, pour la première fois depuis juillet, mais le niveau des nouvelles commandes a continué de diminuer dans la région, laissant craindre qu'il faudra encore du temps avant que l'économie de la zone euro revienne à une croissance solide.
Dans sa version définitive, l'indice est ressorti à 48,8, légèrement mieux que dans sa version flash (48,7) et qu'en décembre (46,9). Le sous-indice de la production a progressé pour la première fois depuis juillet à 50,4, révisé d'une première estimation à 50,0, contre 47,1 en décembre.
- L'inflation est restée stable à 2,7% en janvier dans la zone euro, comme le mois précédent, selon une première estimation mercredi de l'office européen des statistiques, Eurostat. Ce chiffre, conforme aux attentes des analystes, est publié une semaine avant une nouvelle réunion de la Banque centrale européenne jeudi prochain.

  • Etats-Unis

- Le rythme des créations d'emplois dans le secteur privé a ralenti en janvier aux États-Unis après la forte hausse du mois précédent, selon les résultats de l'enquête mensuelle ADP publiée mercredi.  Quelque 170.000 emplois ont été créés le mois dernier dans le secteur privé, alors que le marché attendait 185.000 nouveaux postes. Le chiffre de décembre a été révisé à la baisse à 292.000 créations de postes au lieu des 325.000 annoncés initialement. Ce rapport est publié conjointement la société ADP et Macroeconomic Advisers LLC.
-  L'activité de l'industrie manufacturière s'est accélérée en janvier, selon l'indice des directeurs d'achats du secteur publié mercredi par l'association professionnelle ISM, qui s'est établi à 54,1%. Cet indice, qui était à 53,1% en décembre (chiffre révisé), est cependant inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur une hausse à 54,5%. Il s'agit du plus haut de cet indicateur depuis juin 2011.
- Les dépenses de construction ont baissé en 2011 pour la cinquième année d'affilée mais semblent en voie de redressement, selon les chiffres publiés mercredi à Washington par le département du Commerce. Elles ont reculé de 2,0% par rapport à 2010, ce qui correspond à leur baisse la plus faible depuis 2007, année qui avait marqué le début de leur cycle de baisse. La tendance semble néanmoins en train de s'inverser puisque, selon les chiffres du gouvernement, les dépenses consacrées au bâtiment et aux travaux publics dans le pays ont progressé pour le cinquième mois d'affilée en décembre, pour atteindre leur niveau le plus élevé en vingt mois. Elles ont progressé ce mois-là de 1,5% en rythme annuel et en données corrigées des variations saisonnières par rapport à novembre, ce qui correspond à leur hausse la plus forte depuis le mois d'août, précise le ministère.
- Les stocks de pétrole brut ont augmenté la semaine dernière aux États-Unis, dépassant les prévisions du marché, selon des chiffres publiés mercredi par le département américain de l'Energie (DoE). Les stocks de brut ont crû de 4,2 millions de barils lors de la semaine achevée le 27 janvier, pour s'établir à 338,9 millions de barils. Les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires tablaient sur une hausse de 3 millions de barils seulement.

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